Bonjour à tous les nouveaux lecteurs de ce blogue, et j'ai nommé: mes collègues de chez ING.
La première chose que vous constaterez, c'est que le blogue est déjà en branle depuis un certain temps. En bas à gauche, il y a un menu "archives" et vous avez seulement à cliquer sur le mois le plus ancien (mai je crois) et lire à partir du dernier message jusqu'à celui-ci.
Vous pouvez aussi visiter les liens qui sont à la gauche de ce message. Ce sont soit des liens vers des sites reliés à mon voyage, soit des liens vers des sites d'organisations qui me tiennent à coeur, pour une raison ou une autre. Je vous invite à aller y faire un tour.
Enfin, je vous invite à laisser vos commentaires, anecdotes, tranches de vie, potins, insultes, questions et autres dans la section "commentaires" qui suit chaque message. ça fait toujours du bien de lire des nouvelles de gens que l'on connait. Vous pouvez aussi m'envoyer un courriel personnel, je réponds habituellement assez rapidement, quoique ça va toujours dépendre de l'accessibilité à internet. (ce commentaire vaut pour tout le monde)
Bonne continuation et à la r'voyure!
mardi 31 juillet 2007
mardi 24 juillet 2007
Nouvelles de Tunis
Comme on dit : pas de nouvelles bonnes nouvelles!
Et oui, je vous ai délaissé ces dernières semaines, ne n'ayez craintes, je ne suis pas emprisonné dans une quelconque prison miteuse namibienne, j'étudie toujours l'arabe à Tunis. Mes journées sont assez remplies avec l'arabe puisque j'ai un peu plus de 5 heures de classe par jour, avec 1h30 supplémentaire les lundi, mercredi et vendredi. En plus de tout ça il faut étudier (et oui j'étudie et je n'ai pas manqué aucun cours à date, un exploit!), faire la lessive à la main, trouver de quoi cuisiner sans avoir de frigo et jusqu'à tout récemment pas de cuisinette, tenter d'organiser la suite de mon voyage et d'arranger mes cartes volées et finalement de découvrir la Tunisie.
La première fin de semaine j'étais inscrit dans une visite guidée pour le Sahel tunisien. J'aurais dû me renseigner car en arabe, sahel signifie la côte et non la bordure du désert... Même si ce n'était pas du tout ce que je pensais, ça a été un agréable deux jours, quoique un peu cher. La fin de semaine suivante, je suis allé avec 2 Américains, un Allemand et 6 Italiennes vers le Sud à la ville de Tozeur qui est un oasis avec une gigantesque Palmeraie (300 000 palmiers) qui donnent toutes sortes de fruits et surtout de l'ombre. Je n'ai pas eu l'occasion d'aller à la mer de sel ni dans le désert avec les autres car je ne me sentais pas très bien. Mais bon, je devrais revoir le désert quelques fois d'ici la fin de mon voyage, donc je ne suis pas si triste que ça. Et je suis bien content de m'être senti croche pendant qu'on avait un hôtel climatisé plutôt que pendant les 18 heures que ça nous à pris pour faire l'aller-retour! Par contre, j'ai oublié mes lunettes de soleil dans l'autobus donc il va falloir que je m'en rachète de nouvelles...
Pour l'arabe ça avance pas si pire. Le groupe dans lequel je suis refait essentiellement ce que j'ai déjà appris au Québec, mais comme ça fait 5 ans de ça, tout est comme neuf. Je maîtrise la grammaire assez bien mais le vocabulaire est mon point faible, je dois me mettre à la mémorisation intensive, ce que je déteste. à date, je suis capable d'entamer une conversation, de me présenter, de conjuguer plusieurs verbes au présent au singulier et au duel (2 personnes seulement) et on va sûrement faire le pluriel bientôt, et peut-être le passé. Je peux dire où je reste, d'où je viens, où j'étudie, des choses comme ça. Probablement que d'ici la fin des classes (il reste 7 jours) je vais être capable de demander une chambre d'hotel et peut-être même de commander dans un resto.
Pour ce qui est de la vie sociale, je me tiens principalement avec 2 Américaines, un Américain et un Allemand. Parfois aussi avec une Franco-tunisienne, une Québécoise, un autre amerloque et quelques italien(ne)s. La résidence est assez plaisante avec un magnifique jardin et une table de ping pong, qui compensent pour l'état des chambres et des toilettes et l'éloignement de toute commodité et de l'école.
Hier à Tunis il a fait 46 degrés (à l'ombre) et au moment d'écrire ces lignes il fait 45 en dehors du café internet! Pas besoin de vous dire qu'il faut être inventif pour essayer d'avoir une petite brise de temps à autre.
Je vais probablement redonner des nouvelles d'ici mon départ de Tunis, qui aura lieu le 4 août, avec notament un essai de mettre des photos sur le blogue.
Prochaines destinations : Egypte du 4 au 14 août pour un tour éclair avec Cynthia qui arrivera de Jordanie et d'Israel, ensuite c'est Kenya, où je vais faire probablement Nairobi, Mombasa, le Kilimandjaro, peut-être Ashura, peut-être Zanzibar et Dar Essalaam (les quatres dernières destinations sont en Tanzanie). Ensuite ça sera le Togo vers la mi-septembre.
A la prochaine! Et n'hésitez pas à laisser des commentaires, ou de m'envoyer des e-mail car je réponds assez rapidement aux e-mails personnels.
Max qui se porte très bien!
dimanche 8 juillet 2007
A Tunis...
... il fait chaud
... il n'y a pas de nuage
... toutes les bâtisses sont blanches
... il n'y a pas de graffitis
... la bouffe ne coûte pas cher, mais il ne faut rien commandé à boire
... on peut voir des pharmaciens en sarrau sur des scooters totalement scraps
... on ne lésine pas avec la sécurité : les fils électriques que l'ont peut toucher en tendant la main sont gainnés...
... il y a des policiers un peu partout, qui n'ont pas de fusils, mais des mitraillettes. Surtout dans les rues tranquilles des ambassades (mon quartier)
... il y a des arbres un peu partout, ce qui donne un peu d'ombre
... il y a un seul parc, qui n'est pas vraiment agréable car il n'y a pas de gazon, ni de bancs bien placés
... longer les murs n'a pas l'air absurde, tout le monde le fait et on apprend vite à changer de trotoire pour avoir un peu d'ombre
... il ne se passe rien entre 13h30 et 16h00, car le soleil est trop fort
... le dimanche tout est fermé
... si on veut de l'alcool, il faut vraiment le chercher
... je marche environ 4-5 heures par jour, notamment parce que ma résidence est à 40 minutes de l'école et du poste internet le plus près...
... l'ambassade de France est au : 1 place de l'indépendance!!
... c'est assez occidentalisé, avec des bus qui ont des horaires, des métros, des cafés internet, etc.
... la désorganisation générale règne tout de même!!
... c'est laïc, notamment tous les signes religieux sont proscrits dans les écoles. Les hommes et les femmes semblent égaux.
... quand quelqu'un prend un taxi seul, si c'est un homme, il s'assoie en avant; si c'est une femme elle s'assoie à l'arrière. Comme quoi de bonnes vieilles habitudes ne se perdent pas aussi facilement
... on se demande parfois comment certaines gens font pour survivre. Quand tu es dans un Souk, que tout le monde est entassé et à 1001 choses à vendre, et qu'il y a de vieux monsieurs qui ont 3 chapeaux ou 4 brosses à dents à 1 dinar à vendre, tu te demandes vraiment ils mangent avec quoi.
mardi 3 juillet 2007
Chronique littéraire
Comme je suis devenu un lecteur assidu depuis le début de mon voyage, j'ai décidé d'utiliser ce blogue pour faire un critique littéraire de moi-même... Voici donc mes impressions des livres lus jusqu'à présent (je mettrai probablement ce "post" à jour à mesure que je lirai de nouveaux livres...) :
Ébène de Kapuchinsky : Mon premier livre du voyage, pour me mettre dans le bain. Merci à Antoine qui me l'avait recommandé. J'ai trouvé que c'était un excellent livre pour quelqu'un qui n'a jamais été en Afrique car c'est écrit par quelque de très lucide, qui n'est ni vendu pour, ni vendu contre. Par contre, je ne me suis pas senti très dépaysé par les constatations, car c'est très proche de ma propre expérience (sauf le fait d'attraper le paludisme et la tuberculose...). Cependant, il m'a rendu jaloux de sa carrière, qui ne serait plus vraiment possible aujour'hui (le seul journaliste polonais en Afrique, donc il couvrait le continent au complet à lui seul). Un excellent livre initiatique à l'Afrique, en plus d'avoir une vision intéressante et originale de certains événements historiques qui y sont relatés.
Les métiers du développement et de l'humanitaire : Un petit livre pratique écrit par je ne sais quel ministère français. Ça explique les perspectives d'avenir pour ceux qui désirent se lancer dans l'international, ce que les organisations recherchent comme profil, des trucs pour se présenter, combien de temps les gens font de la coopération, bref à peu près tout ce qu'il peut y avoir comme questionnement, le tout agrémenté d'exemples. Très bien fait, à l'exception d'être très concentré sur Médecins du monde, Médecins sans frontière et la Croix rouge, ce qui laisse une trop grande place aux métiers de la santé. À recommander à un quelconque fonctionnaire québécois qui devrait reprendre l'idée et l'adapter au Québec, Où même par ceux qui lisent ce blogue et qui travaillent dans une maison d'édition....
Soie de Barricco : Une perle! Un petit livre d'une centaine de page. Après trois ou quatre phrases, je savais que je ne serais pas capable de m'arrêter avant de l'avoir terminé. Un rythme ultra rapide de lecture, un style que j'adore mais qui ne plairait peut-être pas à tous, un brin d'humour et un bon sens du drame. Parfait ce livre. Si vous avez 1h-1h30 de libre, installez-vous et faites-vous plaisir avec ce petit bijoux!
Océan-mer de Barricco : Plus long que Soie, plus complexe et un peu trop philosophique. Reste un très bon livre avec pleins de rebondissements, avec pleins de personnages qui ont tous une histoire spéciale, bien que carricaturale. Intéressant, mais si vous voulez lire du Barricco, commencez avec Soie ou Novecento, qui sont deux très bons livres.
Veronika décide de mourir de Coelo : Si vous êtes un inconditionnel de Coelo, ou que vous n'en avez jamais lu, vous allez surement aimer. Par contre, si vous en avez déjà lu un ou deux sans tomber dans un amour profond, vous direz surement comme moi " bah, c'est du Coelo...". Intéressante réflexion sur la normalité, mais les voyages astraux tombent sur les nerfs à force d'être dans tous ses livres. Il se permet aussi une incursion dans le livre qui est selon moi de trop.
La ferme africaine de Blixen : Possède environ le même attrait que ébène, à la différence que l'histoire se déroule au début du 20e s. Il y a donc une tout autre perspective, où les mots indigènes, nègres et autres de ce genre n'étaient pas tabous, où l'indépendance des Africains n'était même pas une option. On ressent bien entendu l'esprit colonialisme de l'auteur, pour qui il est tout à fait généreux qu'en échange d'un lopin de terre, "ses" indigènes travaillent pour elle un jour sur deux. Par contre, elle offre une image très romantique de l'Afrique, on en vient à voir les paysages, à s'imaginer très distinctement les personnages et à être ému par le destin de cette dame.
Ébène de Kapuchinsky : Mon premier livre du voyage, pour me mettre dans le bain. Merci à Antoine qui me l'avait recommandé. J'ai trouvé que c'était un excellent livre pour quelqu'un qui n'a jamais été en Afrique car c'est écrit par quelque de très lucide, qui n'est ni vendu pour, ni vendu contre. Par contre, je ne me suis pas senti très dépaysé par les constatations, car c'est très proche de ma propre expérience (sauf le fait d'attraper le paludisme et la tuberculose...). Cependant, il m'a rendu jaloux de sa carrière, qui ne serait plus vraiment possible aujour'hui (le seul journaliste polonais en Afrique, donc il couvrait le continent au complet à lui seul). Un excellent livre initiatique à l'Afrique, en plus d'avoir une vision intéressante et originale de certains événements historiques qui y sont relatés.
Les métiers du développement et de l'humanitaire : Un petit livre pratique écrit par je ne sais quel ministère français. Ça explique les perspectives d'avenir pour ceux qui désirent se lancer dans l'international, ce que les organisations recherchent comme profil, des trucs pour se présenter, combien de temps les gens font de la coopération, bref à peu près tout ce qu'il peut y avoir comme questionnement, le tout agrémenté d'exemples. Très bien fait, à l'exception d'être très concentré sur Médecins du monde, Médecins sans frontière et la Croix rouge, ce qui laisse une trop grande place aux métiers de la santé. À recommander à un quelconque fonctionnaire québécois qui devrait reprendre l'idée et l'adapter au Québec, Où même par ceux qui lisent ce blogue et qui travaillent dans une maison d'édition....
Soie de Barricco : Une perle! Un petit livre d'une centaine de page. Après trois ou quatre phrases, je savais que je ne serais pas capable de m'arrêter avant de l'avoir terminé. Un rythme ultra rapide de lecture, un style que j'adore mais qui ne plairait peut-être pas à tous, un brin d'humour et un bon sens du drame. Parfait ce livre. Si vous avez 1h-1h30 de libre, installez-vous et faites-vous plaisir avec ce petit bijoux!
Océan-mer de Barricco : Plus long que Soie, plus complexe et un peu trop philosophique. Reste un très bon livre avec pleins de rebondissements, avec pleins de personnages qui ont tous une histoire spéciale, bien que carricaturale. Intéressant, mais si vous voulez lire du Barricco, commencez avec Soie ou Novecento, qui sont deux très bons livres.
Veronika décide de mourir de Coelo : Si vous êtes un inconditionnel de Coelo, ou que vous n'en avez jamais lu, vous allez surement aimer. Par contre, si vous en avez déjà lu un ou deux sans tomber dans un amour profond, vous direz surement comme moi " bah, c'est du Coelo...". Intéressante réflexion sur la normalité, mais les voyages astraux tombent sur les nerfs à force d'être dans tous ses livres. Il se permet aussi une incursion dans le livre qui est selon moi de trop.
La ferme africaine de Blixen : Possède environ le même attrait que ébène, à la différence que l'histoire se déroule au début du 20e s. Il y a donc une tout autre perspective, où les mots indigènes, nègres et autres de ce genre n'étaient pas tabous, où l'indépendance des Africains n'était même pas une option. On ressent bien entendu l'esprit colonialisme de l'auteur, pour qui il est tout à fait généreux qu'en échange d'un lopin de terre, "ses" indigènes travaillent pour elle un jour sur deux. Par contre, elle offre une image très romantique de l'Afrique, on en vient à voir les paysages, à s'imaginer très distinctement les personnages et à être ému par le destin de cette dame.
Oil and World Power : Avant toute chose, on doit savoir que ce livre a été écrit en 1970 (et acheté pour un euro à Madrid, puisque c'était pas mal le seul livre pas en espagnol dans les petis kiosques...). C'est très intéressant de voir l'optimisme de ces années envers à peu près tout. Même la guerre froide semble être un élément très peu contraignant pour l'auteur. Il semble cependant avoir une vision très complète de la situation, bien que pour l'auteur le pétrole semble inépuisable et que l'OPEP est un organe qui est voué à disparaître à court terme, où demeurer totalement impuissant. J'aimerais bien voir le même livre écrit en 2007 et pouvoir comparer. (Je suis toujours en train de lire ce livre)
Mon arrivée à Tunis
Et bien voilà, j'arrive finalement à avoir une place dans l'avion, après une magouille de l'agente de Tunis Air à Madrid; qui me demande en échange d'amener une paire de souliers et des biscuits à son frère à Tunis. Je fouille un peu le sac, et il ne semble pas y avoir de drogue ou de bombe, donc tout est ok.
Son "frère" (j'ai des doutes là-dessus), m'acceuille à l'aéroport et comme il est presque minuit et qu'il ne semble pas connaître d'hôtel pas cher, il me propose de m'héberger chez lui pour la nuit. J'accepte avec plaisir, car je ne savais pas tellement où était l'auberge de jeunesse et on ne pouvait rien réserver en ligne, donc aucune assurance qu'il y a de la place... Le monsieur est le PDG d'une compagnie quelconque, donc a une relativement grande maison, avec son chauffeur privé et tout le tralala... Il est très acceuillant. Il me propose même de l'accompagner à un mariage d'une canado-tunisienne qui doit avoir lieu à la fin du mois.
Le lendemain il me fait un lift jusqu'à l'école où je suis redirigé vers ma résidence. Comme à chaque fois que j'ai essayé d'aller d'un point A à un point B dans Tunis à date, je me perds pendant 1-2h... En autre parce que j'ai le pire plan au monde, où seules 2-3 rues sont indiquées, et aussi parce qu'il y a le nom de rue à tous les 5-6 coins de rue, et encore...
Par contre, j'adore Tunis. Je suis enfin un peu dépaysé! La désorganisation générale, l'architecture, la culture, l'absence quasi totale d'alcool, la puanteur qui prend à la george une fois de temps en temps, sans en trouver l'origine, les chats et les chiens errants, presque tout est différent. Pour l'instant, je n'ai pas eu de problème majeur, ni même mineur à vrai dire...
Bref; je me plaît bien, même si j'ai vraiment hâte que les cours commencent (j'ai remarqué ce matin que ce n'est pas 3h par jour, mais bien 5h... plus 1h de cours supplémentaires par jour que je me suis payé...) et que les gens arrivent à la résidence, car nous sommes deux pour l'instant, donc il n'y a pas de vie...
Puta de madre!
Après un effet de surprise assez réussit chez certains (la palme revient à Simon H et Guillaume, que j'ai laissé sans mot, un exploit!), je me suis mis dans une petite routine au Québec, ponctuée de job chez ING et de party diverses, j'ai fini le tout en beauté avec deux nuits à Québec, pour souligner la fin de l'appartement à JP, et pour la St-Jean, qui fut à la hauteur de mes attentes!
Ensuite, je me suis dirigé vers Paris, où la délégation du Qc à Paris organisait une St-Jean aussi, mais une journée en retard, question de ne pas faire concurence avec la fête de Québec ou de Montréal (ou bien parce que ce sont des fonctionnaires jusqu'aux os). Une fête relativement correcte où l'on nous servait de la bière japonaise (Unibroue) et de la poutine à 4 euros. J'ai eu l'occasion de voir Clara, Jérôme et Marie-Christine. C'est d'ailleurs chez une amie de celle-ci qu'on a fini la soirée et qu'on a été dans un Erasmus goodbye party jusqu'au levé du soleil. Au cours de cette soirée, j'ai rencontré un québécois qui m'a fait réaliser à quel point les gens peuvent être racistes et sans aucune bonté, étant lui-même ce raciste, égoïste, égocentrique et tout ce que vous voulez. Ce type de personne restait pour moi une abstraction qui est désormais une réalité.
J'ai ensuite pris le train pour Madrid, train dans lequel une discussion avec un homme m'a réconcilié avec le genre humain (ok j'y vais un peu fort). L'homme est photographe, qui a travaill' pour médecins du monde pendant 4 ans, pendant lesquels il voyageait sans cesse. Il vit maintenant de son art, mais se fait un point d'honneur de voyager quelques mois chaque année. Très agréable conversation...
Rendu à Madrid, mon quatre jours prévu là-bas se passe sans histoire. Je rencontre des gens avec qui je prends une bière sans que de véritables amitiés se lient. Pendant le jour; je déambule et je vais même dans un musée et dans un palais royal, moi qui déteste ce genre de trucs. Bref, un séjour qui s'annonce sans histoire, où les auberges de jeunesse sont cool et les gens sympatique (sauf le vieux Espagnol qui me cruisait dans un parc). Jusqu'à...
Jusqu'à 4 heures avant mon vol... Je me dirige, avec tout mon stock vers l'aéroport en métro. En sortant du métro, je me rends compte que je n'ai p^lus de porte-feuille... Soit il est tombé, soit que je me le suis fait volé. En y songeant, je me suis fait bousculer sur le côté de mon porte-feuille dans le métro, donc la deuxième option semble la bonne.
Bon, j'essaie de rejoindre des gens au Québec, sans trop de succès. Je me dis alors que je vais régler ça rendu à Tunis, ça sera plus simple. IL me reste encore mon passeport et une centaine de dollars US cachés dans mon sac. Je m'en vais donc faire mon check-in, mais il semble que mon billet n'est pas électronique, alors que je croyais même pas que ça existait encore les billets papiers!! Bien évidement, je n'ai pas mon billet, donc on me refuse l'embarquement...
Je me retrouve donc, avec mon sac à dos, mon passeport, 150$us (soit 105 euros), pris à Madrid en plein gay pride, donc avec tous les hôtels bookés. Qui plus est, je ne suis pas capable de rejoindre mes parents, ni les assurances-voyage, ni les cartes de crédit, ni rien.
Bref, moi qui a toujours dit qu'un voyage sans imprévu était un voyage morne, me voilà servi!!!
Finalement, tout fini par rentrer dans l'ordre. Je fini par contacter mes parents, qui trouvent un moyen de m'envoyer de l'argent, je retourne à l'auberge où il reste miraculeusement une chambre et le lendemain je finis par trouver une place dans l'avion pour Tunis...
Comme quoi, je m'en sortirai toujours, bien que je dois plus qu'une fière chandelle à mes parents et que j'aie perdu presque 500$ en une journée...
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