Après un effet de surprise assez réussit chez certains (la palme revient à Simon H et Guillaume, que j'ai laissé sans mot, un exploit!), je me suis mis dans une petite routine au Québec, ponctuée de job chez ING et de party diverses, j'ai fini le tout en beauté avec deux nuits à Québec, pour souligner la fin de l'appartement à JP, et pour la St-Jean, qui fut à la hauteur de mes attentes!
Ensuite, je me suis dirigé vers Paris, où la délégation du Qc à Paris organisait une St-Jean aussi, mais une journée en retard, question de ne pas faire concurence avec la fête de Québec ou de Montréal (ou bien parce que ce sont des fonctionnaires jusqu'aux os). Une fête relativement correcte où l'on nous servait de la bière japonaise (Unibroue) et de la poutine à 4 euros. J'ai eu l'occasion de voir Clara, Jérôme et Marie-Christine. C'est d'ailleurs chez une amie de celle-ci qu'on a fini la soirée et qu'on a été dans un Erasmus goodbye party jusqu'au levé du soleil. Au cours de cette soirée, j'ai rencontré un québécois qui m'a fait réaliser à quel point les gens peuvent être racistes et sans aucune bonté, étant lui-même ce raciste, égoïste, égocentrique et tout ce que vous voulez. Ce type de personne restait pour moi une abstraction qui est désormais une réalité.
J'ai ensuite pris le train pour Madrid, train dans lequel une discussion avec un homme m'a réconcilié avec le genre humain (ok j'y vais un peu fort). L'homme est photographe, qui a travaill' pour médecins du monde pendant 4 ans, pendant lesquels il voyageait sans cesse. Il vit maintenant de son art, mais se fait un point d'honneur de voyager quelques mois chaque année. Très agréable conversation...
Rendu à Madrid, mon quatre jours prévu là-bas se passe sans histoire. Je rencontre des gens avec qui je prends une bière sans que de véritables amitiés se lient. Pendant le jour; je déambule et je vais même dans un musée et dans un palais royal, moi qui déteste ce genre de trucs. Bref, un séjour qui s'annonce sans histoire, où les auberges de jeunesse sont cool et les gens sympatique (sauf le vieux Espagnol qui me cruisait dans un parc). Jusqu'à...
Jusqu'à 4 heures avant mon vol... Je me dirige, avec tout mon stock vers l'aéroport en métro. En sortant du métro, je me rends compte que je n'ai p^lus de porte-feuille... Soit il est tombé, soit que je me le suis fait volé. En y songeant, je me suis fait bousculer sur le côté de mon porte-feuille dans le métro, donc la deuxième option semble la bonne.
Bon, j'essaie de rejoindre des gens au Québec, sans trop de succès. Je me dis alors que je vais régler ça rendu à Tunis, ça sera plus simple. IL me reste encore mon passeport et une centaine de dollars US cachés dans mon sac. Je m'en vais donc faire mon check-in, mais il semble que mon billet n'est pas électronique, alors que je croyais même pas que ça existait encore les billets papiers!! Bien évidement, je n'ai pas mon billet, donc on me refuse l'embarquement...
Je me retrouve donc, avec mon sac à dos, mon passeport, 150$us (soit 105 euros), pris à Madrid en plein gay pride, donc avec tous les hôtels bookés. Qui plus est, je ne suis pas capable de rejoindre mes parents, ni les assurances-voyage, ni les cartes de crédit, ni rien.
Bref, moi qui a toujours dit qu'un voyage sans imprévu était un voyage morne, me voilà servi!!!
Finalement, tout fini par rentrer dans l'ordre. Je fini par contacter mes parents, qui trouvent un moyen de m'envoyer de l'argent, je retourne à l'auberge où il reste miraculeusement une chambre et le lendemain je finis par trouver une place dans l'avion pour Tunis...
Comme quoi, je m'en sortirai toujours, bien que je dois plus qu'une fière chandelle à mes parents et que j'aie perdu presque 500$ en une journée...
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