mardi 25 septembre 2007

Le mystère tanzanien

La Tanzanie me laisse perplexe. Il y a dans ce pays parmis les plus belles choses au monde, et parmis les plus laides.
 
Premièrement, du côté purement physique du pays, il y a bien sûr le contraste entre les beautés du Kilimanjaro, des parcs nationaux et la vie sauvage qui s'y trouve, de l'île paradisiaque de Zanzibar et de sa petite cousine Mafia. Pour certains, comme la vue du haut du Kili, c'est de la beauté pure, et pour d'autre comme le village de Nungwi sur l'île de Zanzibar, l'homme a donné un petit coup de pouce... mais je ne ferai pas mon puriste!
 
D'un autre côté, Dar est une ville globalement très laide, en manque d'un urbaniste en chef et d'une quelconque logique. Les bâtiments commerciaux poussent dans une architecture attroce et détruisent ce qu'aurait pu être une belle ville. Il n'y a rien à faire, rien à voir dans cette ville qui se cherche, mais qui ne semble pas avoir l'intention de se trouver...
 
Deuxièmement, politiquement. La Tanzanie a connu ses premiers moments d'indépendance avec un des leaders africains que je respecte le plus, avec Senghor et Mandela, et j'ai nommé Julius R Nyerere. Les gens le nomme le baba la taifa, ou le père de la nation, avec raison. Il a mené le pays comme un père bienveillant pendant une vingtaine d'année. Il a tenté d'y implanter un socialisme modéré, à la manière des pays scandinaves.
Il avait la vision d'une Tanzanie où tous auraient de quoi mangé, et où chaque village, nommé Ujuma (je crois, je cherche dans ma mémoire à long terme d'un travail que j'ai fait sur le Kenya et dont j'avais lu un article sur les deux pays...) aurait un champs commun, pour permettre de survivre en temps difficile, et de faire du commerce au profit de la communauté (au lieu d'un seul commerçant) en temps de bonnes récoltes. L'idée était excellente et plusieurs villages avaient commencé à se conformer vers la fin des années 70 et c'était un succès retentissant.
Mais, car en Afrique il y a presque toujours un mais, les choses n'allant pas assez vite, l'adhésion à ce système est passé de volontaire à obligatoire. Bien entendu, quelque chose d'imposé fonctionne toujours moins bien que quelque chose d'adopté. De plus, ces villages devaient être reconfigurés, voir déplacés et comme on a essayé de déplacer tous les villages du pays en même temps, plusieurs se sont ramassés dans des swamps juste parce que c'était près de l'autoroute...
La petite histoire dit que ce serait un haut fonctionnaire qui aurait ordonné le changement de vitesse pendant que Nyerere était dans un autre pays, mais il faut vraiment l'aimer pour croire ça... Par contre, ce qui est magnifique avec ce personnage, c'est que 3-4 ans plus tard, il a fait le constat lucide que ça n'avait pas fonctionné. Il s'est excusé et a démissionné. Je vous mets au défi de me trouver un politicien avec autant d'humilité...

Mais d'un autre côté, le pays s'est élancé depuis ce temps dans un capitalisme sauvage dicté par nos amis du FMI et de la Banque mondiale. Cela veut dire en gros : au plus fort le cash, et tant pis pour les autres. L'éducation n'est pas gratuite (à vérifier, car après quelque mois à travailler à envoyer des jeunes à l'école, ceux qui m'ont hébergé à Arusha sont tombés sur une école qui semblait être gratuite) et il n'y a aucun filet social. Le modèle du village avec un champs communautaire a été abandonné, bien que les villages soient demeurés dans leur swamp (ce qui est probablement la cause de l'échec) Bref un chacun pour soit s'est emparé du pays, malheureusement suite à un appel de l'ex-président qui a demandé à ses compatriotes de se prendre en mains pour aider le pays. Les gens ont compris le début du message et ont laissé tomber la fin.
 
Enfin, du côté des valeurs. Après quelques mois en Afrique, notament après l'Egypte, il est très difficile de croire un Africain qui vous aide ou vous indique une direction. Habituellement, au prochain coin de rue vous redemandez votre chemin à quelqu'un d'autre juste pour être sûr. C'est encore plus difficile de croire quelqu'un qui vous dit qu'il va vous montrer le chemin, et ce gratuitement. Et bien, il a fallu que je baisse ma garde en Tanzanie, car les gens vous aide vraiment gratuitement avec joie...
Aussi, en Tanzanie ne dites pas que vous n'aimez pas vos parents, vous ne vous ferez pas d'amis. La famille est probablement la valeur la plus importante pour les Tanzaniens. Pas étonnant que le surnom de Nyerere soit le Père de la Nation. Aussi, les parents perdent leur propre nom quand leur premier enfant vient au monde et se feront appelé pour le reste de leur vie par "père de X" et "mère de X". Nos voisins était Papajuma et Mamajuma, l'ainé des enfants portant le nom de Juma. Cette forte valeur annule peut-être un peu l'absence de filet social dans la société, sauf peut-être pour les orphelins...
Aussi, le vol (sauf à Dar il faut croire) est une chose tabou, ce qui est bien. Mais...
 
Mais ce qui n'est pas nécessairement bien, c'est le pourquoi du tabou. Deux jours après leur arrivé, alors qu'ils logeaient encore dans un hôtel, mes hôtes ont vu une Européenne se faire voler son appareil photo par un jeune. Le jeune (une dizaine d'années) s'est fait poursuivre par les gens de l'hôtel et ils l'ont battu pendant de très longues minutes. Deux semaines plus tard, ils ont vu un homme se faire prendre à voler dans un commerce. L'homme s'est fait poursuivre par tous ceux qui étaient dans les parrages, s'est fait battre jusqu'à ce qu'il ne bouge plus, il s'est fait relever, mettre un vieux pneu autours du cou, remplir le pneu d'essence et allumer, jusqu'à ce qu'il meurt brûlé... Bref, ils ont assassiné le voleur, probablement pour quelques malheureux dollars. Et tout le monde est reparti chez soit, avec le sentiment de justice rendue, sans qu'aucune force de l'ordre ne vienne les déranger plus tard...
Pourquoi je sais ces histoires? Et bien quand je suis arrivé, un de mes hôtes faisait le budget et ne réussissait pas à trouver où il avait dépensé un 40 000 Shillings (35$). Le lendemain soir, après, comme chaque soir, avoir acceuilli et jaser avec les jeunes du voisinage qui viennent passer leur soirée dans la maison, le même hôte reprend sa money belt qu'il avait laissé sur la table et il remarque qu'elle est vide, alors qu'il est sûr qu'il y avait 40 000 Shillings. Je leur dis en passant que je n'étais pas certain, mais que je suis pas mal sûr de m'être fait voler 3$ us que j'avais moi aussi laissé trainer. C'en est assez, il va voir PapaJuma pour lui demander s'il peut questionner ses fils. Nous soupsonnons en fait un autre voisin (qui se drogue en "sniffant" de la colle, à 8 ans...), mais ne connaissons pas ses parents. PapaJuma passe la soirée à questionner son plus jeune fils, le voisin préféré de mes hôtes qui n'avoue rien. C'est à ce moment qu'on me raconte les histoires des deux autres voleurs... Le lendemain, mes hôtes retournent pour voir le père et le jeune passe finalement aux aveux: il a volé tout l'argent. Mes hôtes ont le désagréable honneur de voir un père battre son fils pendant une trentaine de minute, avec un bâton de plastique. Leur seule consolation est de se dire que cela lui servira probablement de leçon et l'éloignera de ce type de délit, ce qui lui sauvera peut-être la vie plus tard. Bien content que j'étais en train de faire mes valises 
Donc oui le vol est un tabou, mais à quel prix?
 
Ce pays est donc un étrange mélange de beau et de laid, de bon et de mauvais, d'espoir et de résignation.

samedi 22 septembre 2007

J'entre dans le monde technologique

Il faut croire qu'il fallait que je sois en Afrique pour que ça
arrive... Je me suis acheté un cellulaire!

Bien que je ne m'attende pas à ce quelqu'un m'appelle, je laisse tout
de même le numéro... juste au cas.

+228 082 46 53

Prenez quand même en considération que j'ai 4 ou 5 heures de plus que vous.

vendredi 21 septembre 2007

Chronique littéraire, prise 2

Un petit pas pour l'homme de Stephane Dompierre : Petit texte dont le thème ressemble à celui de la série Les Invincibles, i.e. un éternel ado frappe la trentaine et tente de changer sa vie. Si le thème n'est pas tout à fait nouveau, ce petit livre est assez comique et bien écrit. Ce n'est pas de la GRANDE littérature, mais c'est un honnête divertissement de dimanche pluvieux. Et bravo pour la fin audacieuse, digne de JBP. 
 
Man of Two Worlds de Frank et Brian Hébert : Un gros "bouuuuu(erns)" pour ce livre par l'auteur de Dune (et son frère/cousin/père). Livre de sience fiction qui ne va nul part et dont tout se déroule dans les 4 dernières pages sur environ 300. Nairobi était plate, peut-être ce livre fait partie des causes...
 
The Chamber de Robert Ludlum? Livre très bien écrit sur la peine de mort. Fait réfléchir sans toutefois prendre position. Moi-même je ne sais plus quoi en penser. A recommander, si vous aimez ce genre de livre ou si vous aimez l'auteur. Si non, ce n'est pas un indispensable.
 
King Solomon's mines de ? (écrit en 1880 environ) : Bon divertissement. On sent l'âge du texte, mais on s'y fait. En fait, il s'agit probablement de l'attrait principal de ce petit bouquin...
 
The Scramble for Africa de Thomas Pakenham : Wow! Moi qui n'aime pas l'histoire, je suis accro à ce chef d'oeuvre. Il s'agit de l'histoire de la course pour l'Afrique, de 1880 à 1912. Il y a des dates, des noms, mais surtout des anecdotes et des histoires personnelles très documentées et vraiment bien relatées. Je suis à la page 100 de 650, mais je sais déjà que ça ne sera pas super long avant que le livre soit terminé. Je prévois même le trainer avec moi malgré son caractère "obèse"... Hautement recommandé!

Dar, Addis et Lomé

Après Mafia, je n'avais pas vraiment le choix de rester 2 jours à Dar Es Salaam, une ville qui ne m'intéressait pas du tout, et dont même le Lonely Planet dit qu'on ne manque rien si l'on n'y va pas.
 
En effet, je n'ai pas fait grand chose à "Dar", outre me mettre à jour dans mes courriels et essayer, sans succès, de trouver des souvenirs. Et question de me laisser une mauvaise impression durable, la dernière journée, nous nous sommes fait cambrioler. Quelqu'un qui avait manifestement la clef est entré dans notre chambre et a tout sorti de nos sacs. Michael ne semblait s'être rien fait voler. Quand je suis parti, Gilade n'était pas revenu mais nous croyions qu'il ne s'est rien fait voler non plus, quoique sa moner belt était sorti et vide d'argent, mais nous pensions que c'était déjà le cas. Pour ma part, je me suis fait voler mon chargeur à batteries et mes souliers (avec mes prothèses dedans...grrr)

Pas le temps de chercher ni de chialer longtemps, mon vol est dans moins de 3 heures. J'ai une escale de 14 heures (!) à Addis Adeba et je me prépare pour une bonne nuit de sommeil sur un banc! Finalement, après une heure à me promener dans le Duty free et à payer une heure d'internet beaucoup trop cher, je prends une chance et demande s'il n'y a pas quelque part prévu pour dormir, on me dit que si j'ai une connexion le lendemain matin, j'ai juste à aller à tel comptoire et ils vont me fournir une chambre gratuite. Finalement; j'ai eu une excellente nuit de sommeil dans un hôtel 3 ou 4 étoiles... Avec des l'eau chaude dans la douche!!!

Mon arrivé à Lomé fut des plus réussie. Premièrement, le 30 degrés fait du bien après le 10-15 degrés à Addis. Ensuite, je prends un moto-taxi vers mon hôtel. Ce genre de transport est vraiment très intelligent et pratique, mais avec un sac de 20-25 kg sur le dos, c'est un peu dangeureux, notamment quand le chauffeur ne connait pas où est l'hôtel. Arrivé à l'hôtel, j'ai une belle chambre, relativement spacieuse avec deux lits doubles (inutile, mais tout de même...), un filet anti-moustiques et deux ventilateurs, pour 8$. Pas pire deal.

Ensuite, je me dirige vers internet pour savoir le taux de change, car j'ai l'impression de m'être fait avoir à l'aéroport. En payant internet, l'employé de la place me jase un peu et me dit qu'il est président d'un ONG... Ca ne faisait pas 4 heures que j'avais atteri, je m'étais déjà trouvé un ONG avec qui travailler!!!

Prochains posts : le mystère Tanzanien, un update de ma rubrique littéraire, une présentation de l'ONG avec qui je travaille, Pourquoi j'aime Lomé et peut-être des photos...

Mafia Island

L'île de Mafia est une petit île au sud-est de Dar Es Salaam. Comme le seul moyen confortable de s'y rendre (voir post précédent pour les moyens pas confortables) est par avion, ça ne laisse que les locaux, les aventuriers ou les gens très riches qui sont dans une autre partie de l'île. Il n'y a donc pas de beachs boys sur les plages, ni de gens qui veulent tout le temps vous arnaquer ou vous vendre des colliers Masai ou de la Marijuana de Arusha...
 
En trois jours, nous nous sommes donc promener un peu, nous sommes allés à la réserve faunique pour y faire du snorkelling et visiter une île (Chole) bien sympatique avec des ruines allemandes notamment, et nous avons fêter le nouvel an juif.
 
Mais vraiment, Le moment fort de ces 3-4 jours (outre s'y rendre bien sûr!) fut de jouer au poker, avec des juifs, dont l'enjeu n'était pas de l'argent mais des bières, sur une île musulmane appelée Mafia, en plein ramadan.
 
Le retour sur la terre ferme fut un peu plus confortable.

mercredi 19 septembre 2007

En route vers Mafia!

Zanzibar a beau être un paradis sur terre, quand on a rien à faire, c'est un peu ennuyant, surtout quand son partenaire de treck et cochambreur quitte pour son Israel natal (j'imagine...). Apres une semaine on a vu assez de beach boys pour en connaître 4-5 par leur nom et pour qu'ils n'essaient plus de nous vendre des colliers ou un tour de snorkelling. On peut même les saluer à la manière zanzibarienne, c'est-à-dire en répondant à la question "mambo? (ca va?) par "poa cachizi cama ndizi in the freezi" (i'm cool like a crazy banana in the frige........)

Pendant la semaine, je me suis aussi lié d'amitié avec deux autres Israéliens, Gilad et Michael. Ils sont sur Zanzibar Island depuis deux semaines et commencent aussi à s'ennuyer. Ils décident de lever les voiles et de partir vers Mafia Island, qui semble aussi jolie, quoique très peu touristique. Moi et Aby, une anlgaise, décidons de les suivre.

On part donc de Nungwi le dimanche matin, en Dalla-Dalla (transport en commun). On se rend a Stone Town pour 13-14h et le Ferry de nuit (20$ au lieu de 35$) part a 21h, donc on fait du magasinage et on se promene un peu.
 
Le ferry de nuit est un peu spécial, car il y a la place principale et la pont VIP, qui coûte plus cher et pour les non-Tanzaniens, il est obligatoire de payer pour le VIP. Nous avons donc droit à de très confortables divans, une télé flat screen grand écran (qui reste ouverte toute la nuit....) et pleins de Mzungus (Blancs/Europeens). Je réussi à dormir un bon 4-5 heures.
 
En arrivant au port, on se fout de la gueule de tous ces Africains qui se poussent pour sortir du bateau, comme a chaque fois qu'ils doivent quitter un transport en commun. Par contre, pour une fois, ils ont du se foutre de notre gueule, car après 5 minutes, un employer vient nous voir pour nous annoncer qu'on quitte le port pour 1h-1h30 pour laisser la place à un autre ferry... Finalement tout s'arrange, mais une fille de notre groupe était debarquée avant, et on craignait l'avoir perdue...
 
Après un ravitallement d'argent à Dar Es Salaam, on se dirige vers l'ile Mafia. Le Lonely planet semble promettre un voyage long et plutot improvisé. Et ce fut le cas!
 
Premièrement, on sort de la ville pour aller trouver les dallas-dallas régionaux. Jusque là ça va.
 
Ensuite, on essaie de trouver celui qui va au village inscrit dans le Lonely Planet. Des gens tentent de nous avertir que le ferry pour l'île ne se prend plus de ce village mais bien d'un autre plus loin, et qu'ils vont nous amener au bon dalla-dalla. Ca sent le "j'aurai une commission" à plein nez mais on se renseigne un peu et tout le monde dit pas mal la même chose : "il y a un bateau au village ou on veut aller, mais c'est un voilier et ces temps-ci il n'y a pas de vent, donc ca peut prendre deux jours, tandisque l'autre village il y a un bateau à moteur et le lendemain matin on sera a Mafia." On fini par accepter cette solution. Heureusement, car on a rencontré des filles qui ne les ont pas ecoutés et ils ont eu droit à 29 heures dans un bateau sans toilette ni banc...
 
On fait donc un petit 4 heures de dalla-dalla et on arrive audit village. On achète nos billets et se renseigne sur l'heure du départ. Les Tanzaniens (je ne sais pas pour les Kenyens...) ont cette bonne idée d'avoir une differente facon de tenir l'heure. L'heure 0 est à notre 6ham (le lever du soleil en fait...) donc c'est assez mêlant de connaitre l'heure. Tout ça pour dire que le bateau est arrivé à minuit au lieu du 8h30 pm qui nous avait été annoncé.
 
Quand le bateau arrive, nous faisons tous les quatre une équation toute simple : nombre de passagers > mètres carrés disponibles...
 
Le bateau est un bateau tout simple, avec de la place pour les bagages dans la calle et un beau plancher sans banc pour les passagers. On estime le nombre de places à 30 et le nombre de passagers à ... 50! Je peux maintenant rayer de ma "to do list" le fait de prendre un bateau de réfugiers...
 
On passe donc 7-8h assis en plein milieu du bateau à essayer de dormir. Michael est memeéreste un bon 3 heures debout, car c'était plus confortable. Par contre, un ciel découvert en pleine mer offre un spectacle assez magnifique!
 
J'ai dormi moins de 30 minutes pendant cette traversée. L'arrivee a Mafia se passe sans autre probleme, outre le fait que l'on doit transferer dans une pirogue qui nous amène plus proche de la plage (à ne pas confondre avec SUR la plage...), pour une somme supplémentaire bien sûr!
 
A suivre : mes aventures sur Mafia Island, mes impressions de la Tanzanie et des Tanzaniens, mon arrivée au Togo, mes début avec une ONG togolaise (et oui déjà!) et les fameuses photos du safari (et d'autres qui commenceront à agrémenter les posts déjà existants)

lundi 17 septembre 2007

Zanzibar

Bonjour a tous et desole pour le retard dans les updates de ce blogue,

Donc apres l'ascension du Kilimanjaro et une soiree bien (trop) arrosee a Moshi, moi et Stav (mon compagnon du Kili) on se dirige pour l'ile de Zanzibar qui est considere comme etant un petit paradis sur terre, avec notamment une vie marine des plus extraordinaire.

Apres une journee complete de voyagement dans des moyens de transport typiquement africains (plein de monde entasses, pas d'air clim, rien de confortable, a des vitesses trop elevees sur la route et trop lentes sur la mer...) On arrive a Stone town, qui est la ville principale de l'ile et une attraction en elle-meme. On se perd un peu (avec une anglaise et un couple francais) dans le labyrinthe que constitue la ville en elle-meme en essayant de trouver un hotel pas cher pas cher, pour finalement revenir au premier que l'on a trouve.

Le lendemain, on part a la recherche d'une banque car il n'est pas suppose d'y avoir d'ATM au village ou nous nous dirigeons. Apres plusieurs essaies infructueux a une banque qui ne semble pas accepte ma carte, plus aucun guichet n'accepte mon NIP. Pas le temps d'arranger le tout, nous avons deja arranger notre transport pour Nungwi, dans le Nord de l'ile. On verra a trouver de l'argent plus tard...

Arrives a Nungwi, c'est le paradis sur terre... Des plages de sable blanc, des petites maisonnettes sur le bord de l'ocean Indien (avec eau chaude dans la douche!), la mer qui n'est pas chaude, mais loin d'etre froide! On se baigne un peu, on se promene et on trouve le bar qui n'etait pas difficile a trouver, etant a 3 minutes de marche de notre bungalow et directement sur la plage. Internet non plus n'est pas tres loin et est tres abordable.
 
Les deux premiers jours sont passes a apprivoiser l'endroit, a trouver les restos pas chers et le filet de beach volley, a magasiner un cours de plongee sous-marine que je trouve finalement. Ensuite, on fait un "spice tour" qui consiste a visiter une ferme a Epices, qui est la principale production agricole de l'ile et de se faire expliquer comment tous ces condiments sont produits... On en profite pour retourner a Stone Town faire debloqueer mon NIP et sortir de l'argent... Les quatres jours suivants sont donc bien sur depenses a suivre ledit cours de plongee pas cher que j'ai trouve.
 
Ce qu'il y a de bien avec ce cours, c'est que j'ai 5 plongees en Open water incluses (finalement j'en ai eu une 6e...), en plus de la theorie, du film et des sceances en piscine. Cela veut dire que la section pratique, je l'ai fait en tres grande partie en regardant des miliers de poissons, dont certains tres exotiques, au milieu de corails que des gens paient cher pour aller voir. Ce n'etait pas tres desagreable!
 
Le soir, on prenait soit un bon repas, soit un raps chez une "mama" (du riz, des bines, des epinards, du poulet ou du poisson, tres bourratif, plus ou moins gouteux, mais surtout moins de 1$...) soit un buffet BBQ all you can eat... Puis on allait prendre quelques bieres au bar de la place et on allait se coucher pour recuperer un peu pour le lendemain!
 
Pour resumer de cette semaine a Zanzibar, on peut dire : Plongee, soleil, bonne bouffe, alcool, et couches de soleil tous les soirs...
 

vendredi 14 septembre 2007

Bon ramadan aux musulmans et bonne nouvelle annee aux juifs

Bonjour a tous
 
Je voulais juste dire ces quelques souhaits. Je suis a Mafia Island et je serai a Dar Es Salaam dans deux jours, ou j'ecrirai un post beaucoup, beaucoup plus long! Promis
 
Max

samedi 8 septembre 2007

Le Kilimanjaro en details

Tel que promis, voici le recit de mon aventure jusqu'au Toit de l'Afrique...

J'etais donc tranquillement installe chez un ami d'une amie dans un village recule pres de Arusha (Tanzanie) quand je me suis trouve un deal raisonnable pour l'ascension, soit 950$us (plus tip = 100$us) avec equipement manquant fournis. Je commencais deux jours plus tard.

Jour 1 : Le mec qui m'a vendu le treck vient me chercher en autobus. On attend un peu et on se rend a l'intersection de la route principale entre Arusha et Moshi et la petite route qui mene a la porte du parc. Je rencontre mon partenaire d'ascension, un Israelien (pilote d'helicoptere pour l'armee) nomme Stav. On commence l'ascension avec un peu de retard car notre guide (John) ne s'est pas fait donne assez d'argent par les organisateurs. On a du avancer tout l'argent qu'on pouvait et notre guide est alle queter la balance a des vendeurs ambulants. On a recu notre argent un peu plus tard dans la journee car notre guide a attendu le reste de l'argent tandisque nous etions avec un autre guide. Ca ne commencait pas tres fort... La premiere journee est dans une foret luxuriante, un peu comme ce que l'on retrouve dans les parcs au Qc. Stav etait vraiment impressionne, mais moi je me sentais dans mon element. Premier camp a 3000 metres d'altitude, apres etre entre a 1800 metres d'altitude. Rien de tres difficile

Jour 2 : On se dirige vers le Shira camp a 3600 m asl (above sea level). Journee hors de la foret ou je me rends compte trop tard que meme si il y a du vent et qu'il ne fait que 10-15 degres, il faut mettre de la creme solaire. J'ai donc un coup de soleil qui me brule le front. Comme c'etait une petite journee (4-5 heures de marche, pas trop d'altitude gagnee) on visite un peu le coin, donc les Shira caves ou les porteurs dormaient auparavant, au lieu de dans des tentes. A cause d'accidents, c'est maintenant interdit.

Jour 3 : Jour d'acclimatation. On monte prendre le diner a 4600 m asl a la lava tower, puis on redescent au camp a 3900 m asl. Longue marche, longue descente (je deteste descendre des montagnes) et, malgre de la creme solaire appliquee souvent, un chapeau et des manches longues et un pantalon, je me sens faible une fois rendu au camps a cause d'un coup de soleil dans le front. Je mets autant d'aloe que possible, mais ca brule toujours.

Jour 4 : je me leve tres faible, j'ai un debut de diarree que j'essaie de tuer avec deux imodiums et je me mets en marche. Le lunch passe bien et me remet sur la track. Je me trouve con d'avoir passe proche de ne pas pouvoir le faire a cause du soleil, et non a cause de l'altitude ou de ne pas etre assez en forme. On se rend au camps a 4600 m asl ou on est rationne en eau (c'est pas vraiment le moment pour moi...) mais ca va mieux. On nous dit qu'on va avoir le souper tres tot mais il arrive a 7h00-7h30, donc on se couche a 8h00 environ.

Jour 5 : On se leve a 23h la veille, on se prepare et on part a la lueur de la pleine lune a minuit. Le camp est a 4600 m et le sommet a 5900 donc on doit monter 1300m, en pleine nuit et dans uunue temperature changeante, et surtout froide. J'ai deux pantalons et un pantalon de neige et cinq couches de chandail et manteaux. On a comme consigne de ne pas s'arreter saf pour boire ou pour aller au toilette, car sinon on va geler sur place. On s'enligne donc pour un treck de 6h30 sans arret!
Premierement, on se rend vite compte que nos lampes ne sont pas necessaires. La pleine lune nous eclaire amplement pour ce que nous avons besoin de faire, c'est a dire marcher pole-pole (lentement lentement) Pour vous donner une idee, j'ai calcule que l'on avancait au rythme d'un pas par deux secondes. Essayer de maintenir ce rythme pendant plus de 2-3 minutes et vous allez virer fou! Je l'ai maintenu pendant 6h!! Il fait tellement froid, et l'air se fait rare donc respirer prend de la concentration, avoir un rythme lent et regulier aide a y arriver. De plus, les gens ont le mal de l'altitude a ce moment normalement, donc y aller doucement leur permet d'arreter quand leurs limites sont atteintes, en plus de permettre auu corps de s'adapter le plus possible a ce nouvel environnment. Personnelement, je n'ai pratiquement rien eu comme mal d'altitude. Je ne pourrais meme pas dire que j'ai eu un mal de tete pour la peine (premier symptome). Mon compagnon a eu de tres severes maux de tete et a ete malade, mais il l'a tout de meme fait, car comme il a dit le premier jour : "Il y a deux options, se rendre au sommet, on se rendre au sommet vraiment pas en forme"
Il y un semi-sommet si on peut dire a 5700m environ. Rendu a ce point, on est repute avoir atteint le sommet du kilimanjaro et on nous donne un beau petit certificat quand meme. Donc rendu a ce point, vers 6h00 am, le guide nous dit : "bravo vous l'avez fait" Il nous montre le vrai sommet et dit qu'on peut se rendre la-bas en 40-45 minutes.
C'est a ce moment que j'ai realise ce que je venais de faire et ou j'etais. La pleine lune etait encore notre sorce de lmiere principale a ce moment, mais le ciel commencait a jaunir vers l'est. Je ne sentais soudainement plus le froid ni la fatigue, j'ai pris de l'eau et j'ai apprecie le moment un peu, puis on est reparti car le guide voulait qu'on avance car il gelait. Moi et John on est parti devant et Stav est reste avec l'assistant-guide. J'avais de la difficulte a respirer normalement, mais peu importe, je courrais presque avec le gide. Je n'etais pas capable d'arreter de sourir et je crois que mes yeux devaient eclairer le chemin tellement ils devaient petiller! J'etais comme un enfant a Noel. Rendu au sommet, on a pris 2-3 photos avant que la plupart des gens arrive (car la pancarte du sommet est assez sollicitee!) et apres j'ai apprecie un peu la ve pis je me suis mis a prendre des photos comme nu japonais. Encore une fois, le gide m'a presse un peu car il avait tres froid et Stav voulait retourner. Sinon je crois que je serais rester en haut pour une heure ou deux. Ce n'est pas un petit -20 plus du vent qui va m'empecher d'apprecier la plus belle vue que j'ai eu de ma vie. Mais bon, mes mains etaient completement gelees et j'avais aussi un peu peur pour la camera, donc je suis redescendu.
Un petit deux heures de descente jusqu'au camps, un petit somme de 2-3 heures, qui est tres apprecie, puis un atre 3-4 heures de descente jusqu'au dernier camps du parc completent cette journee longue et rempli d'emotions fortes.
 
Le lendemain on se leve tot et on sort du parc. On prend une biere en attendant le transport, a 9ham, mais on se sentait comme en plein millieu de l'apres-midi! puis on s'en va a Moshi ou on fete le tout le soir. Ensuite, moi et Stav on se dirige pour une longue journee de transport vers Zanzibar, un petit paradis sur terre ou j'ai decide de relaxer et d'apprendre a faire de la plongee sous-marine!!
 
En ce moment meme, je suis un plongeur certifie, mais les details suivront dans le prochain update!
 

lundi 3 septembre 2007

Le safari

Comme je l'ai deja mentionné, j'ai fait un safari au Kenya. Contrairement à ce que j'apprehendais, j'ai aimé ça...

Voici un apercu de ce que j'ai pu voir pendant ces trois jours.

Premièrement la porte d'entrée. A noter, ce n'est pas parce qu'il y a une barrière pour les humain qu'il y en a une pour les animaux...



Il y a ensuite les beaux paysages:



Des zèbres, des gnous et des antilopes en quantité industrielle :







Mais un peu plus intéressants étaient les éléphants :



Le giraffes



Le babouins



Les vautours



Et d'autres oiseaux



Aussi des hippos, un crocro, des sangliers, des autruches, des renards et une couple d'autres animaux dont le nom restera pour moi un mystère, mais dont les photos sont plus ou moins bonnes

Mais SURTOUT:

Des petits singes qui n'avaient pas trop peur de nous



D'un guépart qui bouffait une antilope



D'un lion parresseux



Et de deux lions dans un arbre



Dont un rochait pour descendre!



Voilà, désolé pour le délai, et d'autres photos s'en viennent!!

dimanche 2 septembre 2007

Ascension reussie!

Bonjour,
 
Pour ceux qui ne ont pas allés sur mon blogue dernièrement, sachez que j'ai réussi l'ascension complète du Kili!!!! Je vous envoie donc la façon d'acheminer votre don tel que promis. Vous avez en fait deux options:
 
1 - Pour ceux qui ont une carte de crédit : Allez sur le site http://www.tourdafrique.com/donate/index.html et entrez le montant que vous désirez donner (en US$, désolé...). Inscrivez dans la section commentaire : For Maxime Allard, participant of TDA 2008. Puis cliquer sur l'option paypal. Après, ça vous amènera sur le site de Paypal et je ne me souviens plus trop comment ça fonctionne, mais c'est sécuritaire. Je vous suggère d'utiliser le taux de change de votre carte de crédit et non celui de Paypal.
 
2- Pour ceux qui n'ont pas de carte de crédit : Jocelyn Caron agira a titre d'intermédiaire. Il faut donc vous rendre au 6791 Christophe-Colomb (s'il n'est pas la, vous pouvez laisser l'argent a un des autres colocs. Vous pouvez aussi appeler 514 279-1800) ou au bureau de la FAECUM a l'Université de Montréal. Il me transférera l'argent et je ferai le don moi-meme.
 
Merci beaucoup encore une fois
 
A une prochaine fois.
 
Ps. je raconterai l'histoire de long en large un peu plus tard