mercredi 20 août 2008
La force de l'Allemagne
vendredi 15 août 2008
Ça va dont ben mal sur la rue principale, depuis qu'ils ont construit...
Le chemin entre Lilongwe et Lusaka était des plus inintéressants. Rien à signaler. Tout au plus un campement très agréable mais hors de prix. À titre d'exemple, le propriétaire (complètement ivre) chargeait 4$ pour une bière. Cela représente un profit de près de 1 000%... C'est dans ces moments que les bouteilles de gin que l'on trainait avec nous se révélaient utiles!
mardi 12 août 2008
Un dimanche ensoleillé dans Lilongwe
Le chemin entre Chitimba et Lilongwe a été marqué pour moi par une pénible progression hors de la maladie et de la fatigue qui s'en suit inévitablement. George avait plus à se plaindre, ayant été malade beaucoup plus longtemps que moi. Malgré tout, nous avons passé le plus clair de ces quatre ou cinq jours ensemble à avancer péniblement, avec Veggie qui tentait de prendre soin de nous et qui essayait de nous faire sourire le plus possible...
La pluie ajouta à notre calvaire. Nous attendions la pluie pour le début de la Tanzanie, nous l'avons eu dans le milieu du Malawi. Tous les jours nous avions invariablement quelques heures de pluie rafraichissante (ok, pas mal frette) pour nous tenir compagnie. Par un agréable hasard, je n'ai jamais eu à monter ma tente alors qu'il pleuvait réellement. Parfois des goutlettes, jamais bien plus. Nous avons donc eu de la pluie tous les jours entre Chitimba et Lilongwe. Sauf un!
Le jour où nous sommes arrivés dans Lilongwe fut parfait. Je me sentais de retour en forme et le soleil était au rendez-vous. Comme nous avions une distance relativement courte (131 km) et pas trop de montée (908m, en cumulé), nous avions décidé de tenter de se rendre au camp le plus rapidement possible, et du même coup permettre à Joya de battre Deb (qui sont les deux seules "racers" féminines, et comme Deb se prenait un peu trop au sérieux...). J'ai donc aidé le groupe à couper le vent à Joya et il faut croire que j'ai pris une ou deux oranges de trop au lunch car ils ne m'ont pas attendu. J'ai donc fini la journée avec Mark qui s'était fait distancer lui aussi (il suffit de quelques secondes de retard pour ne plus être en mesure de rejoindre un groupe qui travaille ensemble. En fait, c'est assez facile de perdre un groupe qui avance sérieusement lors de la rotation, si on ne réintègre pas bien la ligne à l'arrière, puisque tout le monde va vite pour cause de moins-de-vent et que la personne qui fait la rotation est fatiguée car elle "tirait" les autres juste avant...).
Lors de notre entrée dans Lilongwe, nous n'avions pas de convoit, donc nous avons du manoeuvrer dans le traffic qui était vraiment très relaxe pour une ville africain. Je dois dire que j'aime bien le "urban riding". Avoir tous ses sens en alerte et devoir composer avec tous les éléments qui arrivent de partout était très excitant, surtout après plusieurs semaines à aller en ligne droite en croisant 5 voitures par jour... les notres de surcoit. Ceux qui sont allés en Afrique me croiront peut-être fou d'avoir zigzaguer à 40km/h entre des voitures dans une ville que je ne connaissais absolument pas. Les chauffeurs africains n'ont pas la meilleure réputation sur Terre.
En fait, je dois me déclarer en complet désaccord avec cette réputation. Non, les chauffeurs africains ne suivent pas les signes de circulation, lorsqu'il y en a. Non, les chauffeurs africains ne respectent pas les codes de la route que nous prenons pour acquis. Mais non, les chauffeurs africains ne font pas plus d'accident que les chauffeurs occidentaux. Actuellement, en un an en Afrique, je n'ai vu aucun accident (si on exclut les deux motos que j'ai vu perdre le contrôle... avec moi comme passager!!).
Justement, le fait que les signes de la circulation ne sont suivis par personne me fait croire qu'ils conduisent mieux qu'ici. Bien sûr, ici tout le monde suit les règles de la circulation, donc quelqu'un qui ne les suit pas causerait un accident après deux coins de rue, s'il est chanceux. Au même titre, quelqu'un qui s'arrêterait à un stop sans qu'il n'y ait de danger (voiture, vélo, piéton ou chèvre dans l'autre voie) causerait un accident instantanément en Afrique. Mais comme personne ne respecte les règles, les gens sont attentifs à ce qui se passe autours d'eux, ils regardent avant de traverser une rue même s'ils ont la priorité, ils utilisent le klaxon en guise de corde vocale et non pas en tant que twé-mon-esti-tu-viens-de-presque-me-couper-facque-je-vais-te-le-faire-savoir-pis-j'espère-que-tu-vas-devenir-sourd. Ils sont préventifs, car s'il y a quelque chose qu'ils ne veulent pas, c'est que ce qui leur a couté 6 ans de salaire (faites le calcul du cout de votre voiture par rapport à votre salaire, je suis sûr que personne n'atteint le 6 pour 1) partent à la scrap. Et le concept d'assurance n'est pas très répandu en Afrique... à mon grand plaisir! Bref on fait attention à ce que l'on possède et comme personne ne s'attend à ce que les autres respectent un code écrit, on agit en conséquence.
Cette paranthèse fermée, je suis arrivé avec Marc au camp où nous allions passer deux nuits. La prermière impression est bonne : le garde de sécurité nous attends avec une boisson fraiche offerte par la maison et la propriétaire vient nous acceuillir individuellement. La deuxième est moins bonne : il n'y a personne en vue. Bien sûr nous avons fait vite, mais pas tant que ça. Troisième impression : "Sorry Ma'am, Where is everybody?" "Half of them is in the bar, the other half is in the pool." "THE POOL? THERE IS A POOL? REALLY? LIKE A SWIMMING POOL?".
C'est fou comment une piscine peut être une merveille quand ça fait trois mois que tu sues à 40 degrés sans vraiment bonne occasion de te rafraichir. C'est aussi fou à quel vitesse tu peux douter de la qualité de l'eau quand tout le monde se lance dans la piscine tout habillé en arrivant au camp...
La scéance de baignade fut suivie d'une productive après-midi. À 14h, j'avais monté ma tente, fait ma lessive, pris une douche, bu une ou deux bières, (fait) réparer mon vélo le tout en profitant du soleil pour tenter de faire disparaitre un peu mes lignes de bronzage de t-shirt de vélo. Il ne restait qu'à aller écrire deux trois e-mails et réparer mes 12 chambres à air et je serais libre pour vraiment relaxer pendant la soirée et le lendemain.
En plus du soleil, du retour de la forme, d'une piscine, d'une efficacité innatendue, nous avions Lilongwe pour faire de cette journée une journée près de la perfection. Lilongwe est le début de ce qui allait être notre retour graduel à la civilisation. Il y avait des petits centres d'achat, des épiceries (what's the favorite grocery store of a pirate? Spaaarrrrrrrrrrr!), des cafés Internet avec des connexions dignes de ce nom, et des restaurants avec de la nourriture occidentale (et des prix occidentaux aussi par contre).
Je garde de Lilongwe un souvenir des plus agréables, de deux journées à la fois productives et relaxantes, d'une ville combinant à merveille modernité et saveur africaine, d'un camps à la fois parfait pour se retirer entre nous et situé à 20 minutes de marche du centre-ville. Définitivement dans mon top 3 des jours de repos!
lundi 11 août 2008
Chitimba beach
Ceci dit, Josh m'aide à finir la journée en me coupant le vent pour les derniers dix kilometres environ. J'arrive au camp, qui est au beau milieu de nulle part, complètement épuisé. Je n'ai pas assez d'énergie pour monter ma tente et ça me prend tout mon petit change pour manger un peu de soupe. La soupe fait du bien, je mange correctement au souper et commence à me sentir assez en forme pour profiter de la soirée qui s'annonce haute en couleur. Un beach party est officiellement organisé! Le dernier party date du début de l'Éthiopie et ça s'était fini tard, sauf pour moi qui avait tant bien que mal essayer de forcer un peu d'alcool à rentrer, ce que mon estomac n'avait vraiment pas apprécié!
Nous sommes en fait dans un petit camp pour "overlanders". Un groupe d'overlander c'est un groupe de personne qui visite l'Afrique (ça existe peut-être ailleurs, mais je n'en ai jamais entendu parler), principalement l'Afrique de l'Est et du Sud, où il y a beaucoup de chose à voir. Les gens sont dans un gros camion pour quelques semaines ou quelques mois et visitent les attractions sur leur parcours (Kili, Safari, Zanzibar, Vic falls, parc nationaux, dunes namibiennes, etc.). Le camion est conçu pour pouvoir voir du paysage avec des grandes fenêtres tout le tour et des sièges confortables. Les gens vivent en tentes et ont un équipement pour la bouffe similaire au nôtre. Nous en croisons depuis Arusha en Tanzanie et cela continuera jusqu'à Cape Town.
Nous sommes donc dans un camp prévu pour acceuillir de tels groupes : une quarataine de personnes à la fois, qui ont leur propre moyen de transport (donc pas obligé d'être dans une ville) avec comme attrait principal un bar bien garni et une cuisine avec nachos, sandwichs diverses et patates frites... Celui-ci en particulier se trouve sur les berges du lac Malawi, le 3e plus gros du continent, selon un quiz que nous avions eu, quelque part au Soudan... C'est donc l'endroit idéal pour un beach party qui se déroulera jusqu'au petites heures.
Mon intention est la même qu'au dernier party : tant pis pour la maladie et pour le manque d'énergie. Malheureusement, mon corps réagit encore plus mal qu'en Etiopie. Résultat : je dors en suant de grosses goutes non pas après avoir été discuter un petit brin avec les plates-bande... Un autre party dont je n'entendrai que les histoires le lendemain (et quelles histoires!!).
Au moins, le lendemain je réussis à relaxer et à profiter un peu de la journée malgré mon état fragile et une météo qui n'est pas sûre d'elle-même. Le bar est quand même intéressant, la plage est belle, la bouffe est bonne quoique insuffisante et plutôt lente à arriver et il y a la plage, la première vrai possibilité de se baigner depuis la mer rouge (qui était très très frette). Dans le Lonely Planet et autres guides de voyages, ils disent que la batérie Bilzayria (ou quelque chose du genre) est présente dans le lac, et que la baignade est à proscrire. Par contre, personne n'a jamais attrapé la maladie dans ce coin de mémoire d'homme et bien que TDA ne donne pas de consignes officielles pour ne pas être tenus responsable si quelque chose arrive, il est su de tous que les membres du staff seront parmi les permiers à se plonger. Le message est assez clair : tous à vos costumes!
Et si je n'étais pas au meilleur de ma forme, je pouvais au moins me consoler en me disant que j'étais moins pire que George qui était malade depuis Arusha et qui, pendant le jour de repos, 14 fois sur le trône!
dimanche 10 août 2008
La prison
George
vendredi 8 août 2008
Retour à la normal, ou comment pédaler 8 heures par jour dans des conditions de merde
Sur les traces du génocide
mercredi 6 août 2008
Le trecking
Le lendemain on vient me chercher (avec un 4x4 plutôt luxueux pour 5$) et on m'amène au parc. Je m'inscris et on me jumele avec un groupe d'un équipage de Brussels Airways qui se sont payés une petite vacances. Nous sommes donc 8, plus un guide et trois militaires (il y avait des rebels et des traficants d'armes dans ce coin qui faisaient des transactions entre l'Ouganda, le Rwanda et le Congo, sour la relative protection de l'épaisse jungle, d'où l'escorte armée), à entreprendre l'ascension d'un des volcans. Nous sommes dans le début de la saison des pluies au Rwanda et il mouillasse chaque matin depuis quelques jours (incluant cette journée), le chemin, qui est loin des autoroutes que constituent les chemins du Kilimanjaro ou du Mont-St-Hilaire par exemple, est étroit, excessivement boueux (par endroit jusqu'à un pied de boue) et très glissant, se transformant parfois en ruisseau d'eau et de boue. Chaque pas représente un effort considérable pour soit trouver un endroit presque sec, soit pour sortir le pied de la boue. Je commence à me rendre compte des bienfaits de faire 130 km de vélo par jour sur le cardio lorsque j'entends tout le monde en arrière de moi respirer comme s'ils venaient de courrir le marathon alors que j'ai l'impression d'être plus challengé mentalement que physiquement.
mardi 5 août 2008
La rencontre avec les Suédois
Le surlendemain, on se dirige, moi et les Suédois, vers la ville de Ruhengeri au Rwanda. C'est à environ 200-300 km, mais ça nous prendra 5-6 heures en tout, ayant à se rendre à la rive en bateau, à prendre un taxi vers la ville la plus près, à dealer un taxi jusqu'à la frontière où nous empruntons un autobus qui nous amène finalement à Ruhengeri. En chemin, nous croisons un cycliste solitaire et j'ai falli faire arrêté le taxi pour donner une des fameuses PVM bar qui trainait dans mon sac. Ce n'était ni le premier ni le dernier cycliste solitaire que j'allais croisé durant le voyage, mais se promener seul, avec tous ses bagages sur le vélo, dans les collines de l'Ouganda me fait sentir cheap d'avoir trouvé les montagnes éthiopiennes difficiles, malgré tout le support que nous avions...
lundi 4 août 2008
La source du Nil
Bonjour,
Au début du mois de mars, je me suis donc envolé pour mes deux semaines de vacances forcées, instabilité politique au Kenya oblige, direction Ouganda et Rwanda. À peine attéri dans l'aéroport d'Entebbe, je sais déjà que je vais aimer l'Ouganda. L'aéroport est un petit aéroport bien sympatique (où, j'ai appris plus tard, il y a encore sur la piste un avion qui avait été détourné dans les années 80 et qui a été pris d'assault par les forces spéciales israélienne...) où on voit sur la route qui borde la cloture de l'aéroport des motos et des charrettes qui se promènent au pied de butes verdoyantes.
Moi, Joya, Josh, Ashley et Nathalia se dirigeons vers un hôtel à Kampala où un se trouve une auberge de jeunesse miteux à souhait. Je suis content, parce que j'avais peur que mes compagnons de voyage ne veulent rien savoir de ce genre d'auberge et que je sois obligé de dépasser mon budget pour les suivre. Après un petit tour dans le centre-ville et quelques appels téléphoniques, on parvient à s'organiser notre journée du lendemain que l'on passera à Jinja.
Dans la rapide, il y a un minimum d'eau, moins d'un pied. Joya et le Suédois se sont retrouvés en dessous du raft pendant leur chute coincé en le raft et les rochers. Le Suédois a une bosse énorme sur le pied, nous faisant penser que c'est cassé, mais il n'a pas de douleur. De toute façon, Joya vole le show. Elle s'est cognée la tête (elle portait un casque), a de belles grosses scratchs sur le coude et le côté du ventre, en dessous des côtes et d'autres scratchs mineurs. Elle s'est évanouie à cause d'une trop grande dose d'adrénaline et non du choc sur la tête, donc n'a pas de commotion cérébale ou de séquelle, outre un peur assez intense du rafting! Elle a tout de même rembarqué pour la dernière petite rapide de niveau 2 qui nous menait jusqu'au transport (elle aurait pu prendre un petit chemin à pied). Nous avons tout de même passer une soirée très amusante avec Nat qui s'improvise coiffeuse pour Josh, moi qui s'improvise cordonnier pour Nat et Ash qui s'amourache d'un étudiant en médecine qui fait un stage en Tanzanie.
mercredi 7 mai 2008
La fin approche
mercredi 9 avril 2008
La patience est une vertue
samedi 15 mars 2008
Gang de chanceux!
jeudi 6 mars 2008
Quelques détails sur la vie a vélo
L'hygiene : Il faut 2500 litres d'eau a chaque deux jours pour faire rouler tout ce beau monde. Comme vous pouvez l'imaginer, c'est un peu compliquer de constament trouver cette quantité de liquide, donc nous sommes en quelque sorte rationnés. Jamais pour l'eau a boire, ca il n'est pas question de rationnement, mais disons que nous n'avons pas de douche portative. La grande majorité des gens, apres etre arrivés au camp, montent leur tente et se decapent dans ladite tente a l'aide de wetones, ou de baby wipes, avant de ressortir presque frais habillés en civils. L'exception etant les hollandais qui se mettent a poils a cote de leur tente et qui prennent une douche avec l'eau qui reste dans leur gourde. Plein de classe...
Avant de manger : Avant de toucher quoique ce soit de la cuisine, il est obligatoire de se laver les mains, a l'aide du bidon d'eau melangé a un truc anti-bacterie. Bien sur, tout le monde ne le fait pas, j'oublie moi-meme assez souvent, mais j'imagine que ca aide a limiter l'etendu des degats quand un virus fait son apparition.
La pelle : Nous n'avons pas de douche portative, et nous n'avons pas plus de toilette portative. Nous avons des pelles a la place. Le principe est assez simple : tu vas assez loin du camp pour ne pas etre vu, et tu te cache derriere une roche, un buisson, une pente, etc., tu creuses un trou, tu fais ce que tu as a faire tu remblaies le trou et tu reviens. L'exception est encore ce couple hollandais qui n'a pas compris le fait que nous ne sommes pas particulierement interessés de les voir faire leurs besoin a 20 pieds du camps. Encore moins au lunch...
Le riders meeting : 18h30, on l'attendait, le voici, le voila : Duncan gueule de tous ses poumons : " Riiiiiiiiiiiiiideeeeeeers meeting". Tout le monde fini sa page qu'il lisait, son histoire qu'il racontait, la partie de son velo qu'il nettoyait, la sieste qu'il faisait, et se dirige tranquillement avec son assiete a la main vers l'endroit ou se tiendra le meeting. Duncan nous felicite de notre journee, nous dit le nombre de km le lendemain, le type de route, si nous devrions nous attendre a plus chaud que les 45 degres qu'on a eu aujourd'hui, nous dit a quel point le prochain camp sera beau, ou sera le lunch, ou il faut tourner en nous disant que des petits rubans indiqueront le chemin, se fait retorquer que les enfants volent les rubans, dit qu'il va en mettre plus, plus haut, continue en disant de faire attention, que l'accident d'aujourd'hui aurait pu etre evité si nous allions moins vite dans les downhills, que demain le traffic va etre encore pire qu'aujourd'hui. Parfois il doit donner des informations touristiques sur la prochaine ville ou nous aurons un jour de repos, ou repondre aux inlassables questions concernant le Kenya et ainsi de suite. Il le fait bien et il le fait avec humour. Mais malgré les talents de Duncan, nous attendons tous le "bon appetit" qui cloture le riders meeting.
Bon appetit : Le matin, nous avons du porridge, qui est parfois remplacé par des cereales, probablement quand le staff est parresseux. Occasionnellement, nous avons des oeufs cuits durs. Nous avons toujours du pain avec du beurre de peanuts, du faux nutella, du faux sirop, du miel, de la margarine, de la confiture etc. Des fois nous avons des bananes.
Le midi, nous avons des sandwich au thon et aux tomates, avec du fromage la vache qui rit. De temps en temps on nous gate avec du vrai fromage, ou avec des avocats ou des oignons dans les sandwichs. Nous pouvons prendre du pain pour nous faire une tartinade avec les meme condiments que le matin. Souvent il y a des fruits, oranges et bananes en general, parfois avocat, ananas ou melon d'eau, selon disponibilité. Le tout est extremement rationné (2 sandwich (ou 1 sandwich et une tartinade...), 2 morceau de fruits par exemple) ce qui est souvent (lire toujours) frustrant.
En arrivant au camp, de la soupe chaude nous attend, avec le traditionnel pain et condiments du matin. La soupe est generalement succulente et permet de bien commencer a relaxer.
Apres le riders meeting, Miles (le cook) nous epate a chaque fois. Nourrir 70 personnes qui mangent comme 140, ca ne doit pas etre evident. Et pourtant, malgré le fait que ce que nous mangeons n'est pas fancy, c'est toujours succulent. A base de pates, de riz, de patates, de couscous, avec une sauce riche en viande (avec une version végé a coté, toute aussi bonne), ou une cuisse de poulet sur le BBQ, un meme un Steak ou un Burger, le tout epicé a point. Hummmm Miles va nous manquer (il nous quitte a Arusha)
EFI
Et bien j'ai le regret de vous dire que je n'aurai pas le bout de papier pour prouver que je suis EFI. Non seulement, je vole au dessus du Kenya, mais j'ai perdu officiellement mon statut voila quelques temps. Je dis officiellement, parce que pour ma part, je considere et agit comme si je l'avais encore.
C'etait par un beau matin ensoleillé du mois de fevrier (je pense), le 4e jour au Soudan, avant le jour de repos a Dongola, je me suis levé en pleine forme. Nous avions 18 km a faire dans le desert, sans route, avant de trouver la route principale plus loin. Il fallait viser a gauche de la 3e montagne. Nous etions supposés partir en convoit, mais apres avoir perdu la moitie du groupe apres 4 km, ils nous ont laisser partir tout seul...
J'etais aux anges, pas de route du tout. Je degonfle mes pneus a moitier pour flotter sur le sable et je pars dans n'importe quelle direction. Pas de route = pas de camion = pas de bruit = vrai desert! Je suis comme un enfant dans un carré de sable. Je me rends jusqu'a la route, remet de l'air dans mes pneus et pars a l'aventure sur cette route en construction, ou nous rencontrons toutes sorte de conditions routiere. Je mets mes ecouteurs et mets la musique dans le tapis, je vais vite, je suis en forme.
Je m'arrete pour la premiere fois du voyage pour piquer une jasette avec des locaux, normalement je suis plutot sauvage et je ne m'arrete pas, laissant cette activiter a Joya, la sociable du groupe. Joya s'arrete elle aussi, on a du bon temps, on rit, on prend des photos. Joya demande si on leur demande un lift, je dis que non, pourquoi? Elle n'en peut plus, elle n'a pas une bonne journee.
On repart ensemble, on jase, on se fait du fun. On s'arrete pour le lunch. Comme la route est en construction, le camion du lunch ne pouvait pas aller sur la route et devait prendre un autre chemin, donc nous trainons nos lunch avec nous depuis le matin. On s'arrete pour un petit picnic, juste apres avoir donner des ballounes a des enfants sur le bord de la route. Joya demande si on se quete un lift a ce camion qui s'en vient. Je dis que non, pourquoi? Son genou qui lui a fait perdre son EFI voila plusieurs jours contre attaque en force. Bien non, elle sera capable, elle sous-estime ses capacités.
On repart, on est maintenant sur une route a chier, et il fait chaud. Joya demande si on quete un lift a chaque fois qu'un camion passe. Je lui dis que non, que l'asphalte qu'on nous a promis devrait arriver d'ici une vingtaine, un quinzaine, une dizaine de km. Le dernier camion qui nous a depassé s'arrete, le conducteur sort sa tete par la fenetre et nous offre un lift. Je sens que je vais avoir de difficulté a dire non a Joya cette fois-ci.
Joya met tout le poids de son sourire et de ses yeux doux pour me faire comprendre qu'elle souffre. Je sais qu'elle souffre, pas besoin d'yeux doux pour ca, c'est evident. Mais pas question qu'elle embarque seule dans un camion en plein milieu du desert. J'ai le choix entre la pousser a continuer a souffrir ou l'accompagner. Elle me dit que ce n'est pas un race day (si c'etait le cas, ce serait un 12h de penalite pour elle et moi, puisque nous sommes inscris a la course) Je lui explique que ce n'est pas la course qui m'enerve, mais bien ce truc de levees de fonds, et que je suis toujours EFI. Elle propose un compromis : on debarque du camion des qu'il y a de l'asphalte, ce qui devrait etre dans 5 km selon le conducteur. Interieurement j'ai aussi un combat avec moi-meme car c'est le genre d'experience que je voulais avoir en m'inscrivant dans ce tour, donc je me trouve un peu a cours d'arguments...
Apres 5-10 minutes de discussion, j'accepte de monter avec elle, et comme on est loin en arriere de tout le monde a cause de nos nombreux arrets, personne ne devrait nous voir, donc personne ne le saura. On grimpe les velos, on embarque, on fait quelques metres et qui n'arrive pas en pick-up? Duncan, le tour leader qui fait une tournee, pour la premiere fois du tour, juste pour voir si tout le monde est correct.
Bye bye le EFI. Dans une journee de reve pour moi, ou j'aurais pu faire la course tellement j'etais en forme. Je m'en suis voulu. Je me disais que j'aurais du la pousser, ou au pire attendre le sweep avec elle qui aurait appeler un camion, que ca ne vallait pas la peine de sacrifier des centaines de dollars pour les velos pour ca...
Ca m'a pris quelques jours avant de faire la paix avec moi-meme et de realiser que j'avais pris la bonne decision. Que mon defi, ce n'etait pas de m'obstiner a absolument tout faire a velo, quitte a mettre en danger une amie. Que je n'ai pas abandonné, que je sais sans le moindre doute que j'aurais fait ces 5-6 km que j'ai skippé sans aucun probleme.
Je me suis donc dit que je restais officieusement EFI, et que si c'etait le seul bout que je ne faisais pas, je serais aussi fier de moi que si je l'avais fait. Meme sans le bout de papier a la fin.
Reste vous, les donateurs, a decider si vous considerez cela comme avoir pris le camion ou pas, si vous doublez le montant ou pas. Je laisse cette decision a votre conscience...
Le blogue de TDA, revu et corrigé
Voici donc mon post qui pourrait aussi s'intituller : "Criss que ca va mal" (mon auto censure prend de plus en plus le bord...)
Traverser l'Afrique a velo, c'est beau, c'est excessivement beau. Mais traverser l'Afrique a velo c'est dur, excessivement dur.
L'Egypte c'etait pour les tapettes, avec les rues pavées, des ascensions dignes de la Montérégie et le vent dans le dos... la plupart du temps. La premiere journee fut horrible : les jambes encore inexperimentees, sans groupe avec qui jaser ou travailler en equipe contre le vent, et avec un vent de face de 50 km/h et plus! Une moyenne de 12-14 km/h, le cul qui envoie des signal au cerveau qu'il n'aime pas etre assis sur un siege pendant 12 heures, les jambes qui crient au meurtre, la patate qui bat la chamade, le moral qui n'est pas si eleve que ca en pensant au lendemain et aux 168 km qu'il y aura et l'etonnement d'avoir a porter une tuque et un manteau parce qu'il fait 5 degres la nuit! Au moins, le reste de l'egypte a ete plutot relaxe et nous a permis de se trouver un groupe, de se construire des jambes et un cardio pas si mal...
Le Soudan, il a fait excessivement froid, il a fait excessivement chaud. on est passé dans des banc de sable fou (comme de la neige folle, mais c'est du sable) ou les gens tombaient l'un apres l'autre sur le coté, n'etant pas capable de décliper. Certains ont manquer d'eau, certains ont eux des insolations, certains ont eu des coups de soleil (moi? jamais voyons!), certains n'avaient plus de sensations dans les doigts a cause du off road. Je suis de ceux-la bien sur, je ne suis pas mieux que personne, et je n'ai surtout pas de suspension. Les quatre derniers jours, on se dirigaient vers l'Est, avec le vent dans la face. Au moins on avait appris a travailler en equipe. Une fois on etait un pelleton de 16 personnes faisant des rotations aux 1-2 km pendant les 20-30 derniers km. Du beau boulot. En fait, il a fait surtout chaud, allant jusqu'a des 45 degres, a l'ombre...
L'Ethiopie, c'etait difficile. Point. Aucun qualificatif de plus ne pourrait bien demontrer a quel point c'etait difficile. 20 000 m de deniveller. Nous avons monter 3 fois et demi le Kili en 16 jours de velo. Bien sur, nous avons aussi descendu le meme nombre de metres, mais autant du downhill sur de l'asphalte c'est vraiment amusant, autant ce n'est pas le fun quand tu es sur une route en roches. Il a fait chaud, tres chaud, surtout au début et a la fin. La deuxieme journee en Ethiopie n'a pas ete completee par plus de la moitie des riders. 6e journee d'une serie ou il a constament fait plus de 40 degres, avec 4 jours avec le vent dans la face au Soudan, un jour de montees offroad, 108 km, offroad, 1300 metres de montees dans les 30 premiers km (donc une vitesse moyenne de 7-8 km/h en premiere vitesse), une chaleur suffoquante malgré les quelques nuages salvateurs et... des enfants. Tout le monde s'accorde pour dire que cette journee etait trop difficile.
On entendait parler des enfants ethiopiens depuis le debut du voyage. On s'etait fait lancer quelques roches en Egypte, causant un hématome ou deux, mais rien ne peut préparer a ca. Premierement, l'Ethiopie est un des pays les plus densement peuplés d'Afrique, donc il y a du monde partout, vraiment partout. Jamais nous n'avons pris une pause sans etre entourés par des gens dans les deux minutes qui suivent. Et la moitier de la population a moins de 16 ans. Et la maniere de discipliner tout ce beau monde, c'est de leur lancer des roches. Un adulte se penche et ramasse une roche et tout le monde degarpie. Les enfants apprenent sur leur bétail. Et quelques uns d'entre eux ont la desagreable habitude de lancer des roches aux etrangers. Ou de les fouetter. Ou de les voler pendant un coke stop. Ou d'essayer de voler dans leur sacoches pendant qu'ils roulent. Ou de les rouer de coups. Je n'ai pas d'explication. Je comprends et je ne comprends pas en meme temps.
Ceci dit, une roche quand tu descends a 50km/h, aussi petite soit-elle et aussi innocement lancée soit-elle, peut faire enormement de degats. Les hématomes, on ne les compte plus. Les blessures plus serieuses on les compte, mais si ca aurait continuer, on n'aurait plus eu assez de doigts pour le faire. Encore plus sérieux ce sont les enfants qui se garochent devant nous, pour nous faire peur, pour jouer, ou pour nous arreter. Ils ont reussi par deux fois a arreter des gens de notre groupe, malgré ces derniers...
Il y a donc eu de serieuses blessures. Pour ceux qui lisent mon blogue qui connaissent des gens dans le tour, sachez que les gens que je ne nommerai pas ici ont deja averti leurs proches, donc ce n'est probablement pas votre ami/parent/fils/soeur/conjoint...
Une s'est pratiquement s'est fait cassé le pied par une roche. Resultat : juste une grosse douleur.
Un a perdu le controle alors qu'il draftait un camion (se placer en arriere du camion pour profiter de l'aspiration a l'arriere de celui-ci pour aller vite, tres vite) dans la tranche superieure des 60 km/h. Resultat : un short et t-shirt de moins, et de la peau en moins, un peu de sang en moins et une intervention un peu humiliante de Duncan au Riders meeting (c'est illegal de faire du drafting).
Une s'est faite attaquer par un phychopate. Resultat : une cage thoracique qui a l'air de faire mal quand elle rit, beaucoup de peur, et un petit tour au poste de police ou tous les locaux ont ete vraiment concilliants sympatiques. De quoi regagner un peu de sympatie envers les Ethiopiens.
Une a frappé une enfant qui ne regardait pas ou elle allait. Resultat : Un genou et un coude en sang, et une foule de plus en plus nombreuse qui a eu l'effet de foule, soit de deformer l'histoire, de demander reparation pour la petite fille qui etait maintenant morte (elle n'a rien eu...), la police qui ne voulait pas laisser passer la personne, et 10$ pour acheter la paix.
Un a pris une serieuse debarque apres qu'un enfant se soit pitcher devant lui pour l'arreter. Resultat : Inconscience pendant 2-3 minutes, un mal d'epaule pendant une semaine, une bonne comotion cerebrale, et beaucoup de peur chez les gens qui l'on vu par terre, inconscient avec plein de rouge autour de sa tete (sa lumiere flashante accrochee apres son camelback), et une prise de conscience collective que le casque, c'est important, que ca sauve des vies.
Un descendait un downhill, prenait probablement des photos, donc une main sur le guidon, a 60-70 km/h, quand des speed bumps sont apparus. Resultat : Cash majeur, clavicule cassée et 4 a 6 semaines de repos forcé.
Pour ma part, je n'ai rien eu. J'ai du recevoir 2-3 roches, une seule alors que j'allais a une grande vitesse, pas de coups de baton, aucun accident. Je suis tombé une seule fois parce que je pensais a autre chose alors qu'on montait une cote a 7 km/h et je suis tombé sur l'accotement et j'ai rater mon rembarquement sur l'asphalte. Plus de dommage a mon ego que d'autre chose...
Donc voila, je crois que j'ai fait le tour d'un peu tout : Le vent, le off road, la temperature, les enfants, les enfants et les enfants, les blessures. Je vais surement en avoir plus a dire, notamment lorsque la pluie va commencer...
Les vacances
De toute facon, tout les participants se sont organisés de petites vacances pour leurs mollets, moi inclus. La grande majorité des gens se sont dirigés vers Arusha pour faire l'ascension du Kili, ou pour faire un safari, l'autre moitié s'etant dirigé vers Zanzibar pour faire le bacon. Un petit groupe, dont moi, avons opté pour l'Ouganda...
Je suis dans ce magnifique pays luxuriant depuis trois jours, et je dois dire que j'aime bien. Mon expérience se limite a Kampala, qui est étonnement verte, propre, moderne et jolie, et Jinja, une ville a la source du Nil.
J'ai fait du rafting dans ledit Nil, avec des rapides niveau 5 (le plus haut niveau pour le rafting, 6 et 7 etant pour le Kayak) avec quelques amis du TDA. C'etait hautement plaisant (kossé ca c't'expression la?) malgré les quelques blessures subies par l'une de nous...
J'ecris en ce moment de Kampala, d'ou je vais me diriger a partir de demain vers un lac qui est parait-il tres cool. Mais cet arret n'est qu'un transit de luxe vers le Rwanda, ou je planifie me rendre pour faire du trecking dans le parc des volcans. Je vous laisse deviner ce qu'il y a dans ce parc...
Ensuite, je me dirigerai vers Kigali pour voir cette ville qui m'a ete si vantée et pour essayer de faire un devoir de memoire du génocide de 1994. Je ne resterai qu'une ou deux journées, ensuite je devrai me diriger le plus vite possible vers Arusha, Tanzanie, ou mon velo, ma tente et tout le reste devrait m'attendre.
Disons que mon cul ne s'ennuie pas trop de la selle de vélo en ce moment!
La mémoire est une faculté qui oublie
Ha bien, ca monte encore.
Apres le tournant ca devrait descendre, ha ben non, ca monte encore.
Je commence a etre tanné de monter.
Le proverbe ne dit pas "tout ce qui monte redescend"?.
Je suis du pour un petit downhill, ca fait 3 heures que je montes.
La, sacrament, si c'est pas la derniere montée, je m'en retourne chez nous.
Criss... que... je... suis... tanné... de... monter.
Putain de merde, comment ca se fait que je ne suis pas capable de rejoindre John. Il marche calisse!
...
Yahooooooooooooooooooooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuu!!!
...
J'ai fait une pointe a 85 km/h, et toi?
C'etait vraiment cool comme journée!!"