samedi 15 mars 2008

Gang de chanceux!

Depuis le temps que vous revez de ce moment, vous avez maintenant l'opportunité de me joindre et de me parler live! Oui oui, vous avez bien lu, je me suis acheté un no tanzanien et vous pouvez me joindre jusqu'a la fin mars environ connaitre mes derniere peripeties, me raconter votre journée palpitante, m'annoncer que vous me prenez comme coloc ou juste pour me dire salut.
 
le numero gagnant est donc le +255 076 290 1930
 
Gang de chanceux!
 
ps. je vais laisser mon cell ouvert, mais les batteries se dechargent vite, et les possiblités de le recharger sont faible en plein milieu du desert, ou plutot de la savane, donc si ca ne fonctionne pas, réessayer plus tard ou le lendemain.
 
pps. je suis 8h plus tard que vous... et je me couche a 20h et me leve a 6h15. Pas que ca empeche quoi que ce soit, mais...

jeudi 6 mars 2008

Quelques détails sur la vie a vélo

Les pauses : Je vous ai deja fait un petit résumé d'une journée typique. Je crois me rappeler qu'a ce moment, je n'avais pas mis de "coke stop". Depuis Khartoum, il fait chaud, tres chaud. Et les journées sont en general eprouvantes. Donc, a mi-chemin entre le depart et le lunch, soit en general apres 30km, (meme chose apres le lunch) nous ne cherchons plus un coin tranquille ou un coin offrant une belle vue pour prendre une pause, mais bien un endroit ou ils vendent du carburant pour cyclistes. En d'autres mots, du Coke/Pepsi/Fanta/7up/Sprite/Miranda/Crest/Tangawizi(a venir)/ambro... Je n'ai jamais bu autant de boisson gazeuse de ma vie, en prenant jusqu'a 5 ou 6 bouteilles dans les journees les plus chaudes. Ca m'a entre autre permis de finir certaines journees au Soudan, ou j'avais deja bu les 3-4 litres d'eau de ma demi-journee. Ha oui, depuis quelques jours, voire semaines, le dernier coke stop de la journee a ete remplacé par un "beer stop". J'ai besoin d'elaboré?

L'hygiene : Il faut 2500 litres d'eau a chaque deux jours pour faire rouler tout ce beau monde. Comme vous pouvez l'imaginer, c'est un peu compliquer de constament trouver cette quantité de liquide, donc nous sommes en quelque sorte rationnés. Jamais pour l'eau a boire, ca il n'est pas question de rationnement, mais disons que nous n'avons pas de douche portative. La grande majorité des gens, apres etre arrivés au camp, montent leur tente et se decapent dans ladite tente a l'aide de wetones, ou de baby wipes, avant de ressortir presque frais habillés en civils. L'exception etant les hollandais qui se mettent a poils a cote de leur tente et qui prennent une douche avec l'eau qui reste dans leur gourde. Plein de classe...

Avant de manger : Avant de toucher quoique ce soit de la cuisine, il est obligatoire de se laver les mains, a l'aide du bidon d'eau melangé a un truc anti-bacterie. Bien sur, tout le monde ne le fait pas, j'oublie moi-meme assez souvent, mais j'imagine que ca aide a limiter l'etendu des degats quand un virus fait son apparition.

La pelle : Nous n'avons pas de douche portative, et nous n'avons pas plus de toilette portative. Nous avons des pelles a la place. Le principe est assez simple : tu vas assez loin du camp pour ne pas etre vu, et tu te cache derriere une roche, un buisson, une pente, etc., tu creuses un trou, tu fais ce que tu as a faire tu remblaies le trou et tu reviens. L'exception est encore ce couple hollandais qui n'a pas compris le fait que nous ne sommes pas particulierement interessés de les voir faire leurs besoin a 20 pieds du camps. Encore moins au lunch...

Le riders meeting : 18h30, on l'attendait, le voici, le voila : Duncan gueule de tous ses poumons : " Riiiiiiiiiiiiiideeeeeeers meeting". Tout le monde fini sa page qu'il lisait, son histoire qu'il racontait, la partie de son velo qu'il nettoyait, la sieste qu'il faisait, et se dirige tranquillement avec son assiete a la main vers l'endroit ou se tiendra le meeting. Duncan nous felicite de notre journee, nous dit le nombre de km le lendemain, le type de route, si nous devrions nous attendre a plus chaud que les 45 degres qu'on a eu aujourd'hui, nous dit a quel point le prochain camp sera beau, ou sera le lunch, ou il faut tourner en nous disant que des petits rubans indiqueront le chemin, se fait retorquer que les enfants volent les rubans, dit qu'il va en mettre plus, plus haut, continue en disant de faire attention, que l'accident d'aujourd'hui aurait pu etre evité si nous allions moins vite dans les downhills, que demain le traffic va etre encore pire qu'aujourd'hui. Parfois il doit donner des informations touristiques sur la prochaine ville ou nous aurons un jour de repos, ou repondre aux inlassables questions concernant le Kenya et ainsi de suite. Il le fait bien et il le fait avec humour. Mais malgré les talents de Duncan, nous attendons tous le "bon appetit" qui cloture le riders meeting.

Bon appetit : Le matin, nous avons du porridge, qui est parfois remplacé par des cereales, probablement quand le staff est parresseux. Occasionnellement, nous avons des oeufs cuits durs. Nous avons toujours du pain avec du beurre de peanuts, du faux nutella, du faux sirop, du miel, de la margarine, de la confiture etc. Des fois nous avons des bananes.

Le midi, nous avons des sandwich au thon et aux tomates, avec du fromage la vache qui rit. De temps en temps on nous gate avec du vrai fromage, ou avec des avocats ou des oignons dans les sandwichs. Nous pouvons prendre du pain pour nous faire une tartinade avec les meme condiments que le matin. Souvent il y a des fruits, oranges et bananes en general, parfois avocat, ananas ou melon d'eau, selon disponibilité. Le tout est extremement rationné (2 sandwich (ou 1 sandwich et une tartinade...), 2 morceau de fruits par exemple) ce qui est souvent (lire toujours) frustrant.

En arrivant au camp, de la soupe chaude nous attend, avec le traditionnel pain et condiments du matin. La soupe est generalement succulente et permet de bien commencer a relaxer.

Apres le riders meeting, Miles (le cook) nous epate a chaque fois. Nourrir 70 personnes qui mangent comme 140, ca ne doit pas etre evident. Et pourtant, malgré le fait que ce que nous mangeons n'est pas fancy, c'est toujours succulent. A base de pates, de riz, de patates, de couscous, avec une sauce riche en viande (avec une version végé a coté, toute aussi bonne), ou une cuisse de poulet sur le BBQ, un meme un Steak ou un Burger, le tout epicé a point. Hummmm Miles va nous manquer (il nous quitte a Arusha) 
 
Pour le reste, c'est rendu tellement de la routine que je ne sais pas quoi raconter... Vous avez des questions sur comment se passe quelque chose? Dites-le moi, je ferai un autre update.

EFI

Le defi que je me suis lancé quand j'ai commencé le Tour, c'est d'obtenir le statut EFI, qui veut dire Every Fabulous Inches (ouin ouin, me semble pour le F). La plupart d'entre vous commanditer selon le nombre de jours que je passe en dehors du camion.

Et bien j'ai le regret de vous dire que je n'aurai pas le bout de papier pour prouver que je suis EFI. Non seulement, je vole au dessus du Kenya, mais j'ai perdu officiellement mon statut voila quelques temps. Je dis officiellement, parce que pour ma part, je considere et agit comme si je l'avais encore.

C'etait par un beau matin ensoleillé du mois de fevrier (je pense), le 4e jour au Soudan, avant le jour de repos a Dongola, je me suis levé en pleine forme. Nous avions 18 km a faire dans le desert, sans route, avant de trouver la route principale plus loin. Il fallait viser a gauche de la 3e montagne. Nous etions supposés partir en convoit, mais apres avoir perdu la moitie du groupe apres 4 km, ils nous ont laisser partir tout seul...

J'etais aux anges, pas de route du tout. Je degonfle mes pneus a moitier pour flotter sur le sable et je pars dans n'importe quelle direction. Pas de route = pas de camion = pas de bruit = vrai desert! Je suis comme un enfant dans un carré de sable. Je me rends jusqu'a la route, remet de l'air dans mes pneus et pars a l'aventure sur cette route en construction, ou nous rencontrons toutes sorte de conditions routiere. Je mets mes ecouteurs et mets la musique dans le tapis, je vais vite, je suis en forme.

Je m'arrete pour la premiere fois du voyage pour piquer une jasette avec des locaux, normalement je suis plutot sauvage et je ne m'arrete pas, laissant cette activiter a Joya, la sociable du groupe. Joya s'arrete elle aussi, on a du bon temps, on rit, on prend des photos. Joya demande si on leur demande un lift, je dis que non, pourquoi? Elle n'en peut plus, elle n'a pas une bonne journee.

On repart ensemble, on jase, on se fait du fun. On s'arrete pour le lunch. Comme la route est en construction, le camion du lunch ne pouvait pas aller sur la route et devait prendre un autre chemin, donc nous trainons nos lunch avec nous depuis le matin. On s'arrete pour un petit picnic, juste apres avoir donner des ballounes a des enfants sur le bord de la route. Joya demande si on se quete un lift a ce camion qui s'en vient. Je dis que non, pourquoi? Son genou qui lui a fait perdre son EFI voila plusieurs jours contre attaque en force. Bien non, elle sera capable, elle sous-estime ses capacités.

On repart, on est maintenant sur une route a chier, et il fait chaud. Joya demande si on quete un lift a chaque fois qu'un camion passe. Je lui dis que non, que l'asphalte qu'on nous a promis devrait arriver d'ici une vingtaine, un quinzaine, une dizaine de km. Le dernier camion qui nous a depassé s'arrete, le conducteur sort sa tete par la fenetre et nous offre un lift. Je sens que je vais avoir de difficulté a dire non a Joya cette fois-ci.

Joya met tout le poids de son sourire et de ses yeux doux pour me faire comprendre qu'elle souffre. Je sais qu'elle souffre, pas besoin d'yeux doux pour ca, c'est evident. Mais pas question qu'elle embarque seule dans un camion en plein milieu du desert. J'ai le choix entre la pousser a continuer a souffrir ou l'accompagner. Elle me dit que ce n'est pas un race day (si c'etait le cas, ce serait un 12h de penalite pour elle et moi, puisque nous sommes inscris a la course) Je lui explique que ce n'est pas la course qui m'enerve, mais bien ce truc de levees de fonds, et que je suis toujours EFI. Elle propose un compromis : on debarque du camion des qu'il y a de l'asphalte, ce qui devrait etre dans 5 km selon le conducteur. Interieurement j'ai aussi un combat avec moi-meme car c'est le genre d'experience que je voulais avoir en m'inscrivant dans ce tour, donc je me trouve un peu a cours d'arguments...

Apres 5-10 minutes de discussion, j'accepte de monter avec elle, et comme on est loin en arriere de tout le monde a cause de nos nombreux arrets, personne ne devrait nous voir, donc personne ne le saura. On grimpe les velos, on embarque, on fait quelques metres et qui n'arrive pas en pick-up? Duncan, le tour leader qui fait une tournee, pour la premiere fois du tour, juste pour voir si tout le monde est correct.

Bye bye le EFI. Dans une journee de reve pour moi, ou j'aurais pu faire la course tellement j'etais en forme. Je m'en suis voulu. Je me disais que j'aurais du la pousser, ou au pire attendre le sweep avec elle qui aurait appeler un camion, que ca ne vallait pas la peine de sacrifier des centaines de dollars pour les velos pour ca...

Ca m'a pris quelques jours avant de faire la paix avec moi-meme et de realiser que j'avais pris la bonne decision. Que mon defi, ce n'etait pas de m'obstiner a absolument tout faire a velo, quitte a mettre en danger une amie. Que je n'ai pas abandonné, que je sais sans le moindre doute que j'aurais fait ces 5-6 km que j'ai skippé sans aucun probleme.

Je me suis donc dit que je restais officieusement EFI, et que si c'etait le seul bout que je ne faisais pas, je serais aussi fier de moi que si je l'avais fait. Meme sans le bout de papier a la fin.

Reste vous, les donateurs, a decider si vous considerez cela comme avoir pris le camion ou pas, si vous doublez le montant ou pas. Je laisse cette decision a votre conscience...

Le blogue de TDA, revu et corrigé

En absence d'internet potable, je vous invite souvent a aller visiter le blogue de Tour d'Afrique. Chris, le scribe officiel, a une plume vraiment agréable (qui se relache un peu?), mais le blogue sert de pamphlet promotionnel pour les autres tours et pour les prochaines années. Il en resulte un positivisme hors borne et une escive des problemes de tous les jours.

Voici donc mon post qui pourrait aussi s'intituller : "Criss que ca va mal" (mon auto censure prend de plus en plus le bord...)

Traverser l'Afrique a velo, c'est beau, c'est excessivement beau. Mais traverser l'Afrique a velo c'est dur, excessivement dur.

L'Egypte c'etait pour les tapettes, avec les rues pavées, des ascensions dignes de la Montérégie et le vent dans le dos... la plupart du temps. La premiere journee fut horrible : les jambes encore inexperimentees, sans groupe avec qui jaser ou travailler en equipe contre le vent, et avec un vent de face de 50 km/h et plus! Une moyenne de 12-14 km/h, le cul qui envoie des signal au cerveau qu'il n'aime pas etre assis sur un siege pendant 12 heures, les jambes qui crient au meurtre, la patate qui bat la chamade, le moral qui n'est pas si eleve que ca en pensant au lendemain et aux 168 km qu'il y aura et l'etonnement d'avoir a porter une tuque et un manteau parce qu'il fait 5 degres la nuit! Au moins, le reste de l'egypte a ete plutot relaxe et nous a permis de se trouver un groupe, de se construire des jambes et un cardio pas si mal...

Le Soudan, il a fait excessivement froid, il a fait excessivement chaud. on est passé dans des banc de sable fou (comme de la neige folle, mais c'est du sable) ou les gens tombaient l'un apres l'autre sur le coté, n'etant pas capable de décliper. Certains ont manquer d'eau, certains ont eux des insolations, certains ont eu des coups de soleil (moi? jamais voyons!), certains n'avaient plus de sensations dans les doigts a cause du off road. Je suis de ceux-la bien sur, je ne suis pas mieux que personne, et je n'ai surtout pas de suspension. Les quatre derniers jours, on se dirigaient vers l'Est, avec le vent dans la face. Au moins on avait appris a travailler en equipe. Une fois on etait un pelleton de 16 personnes faisant des rotations aux 1-2 km pendant les 20-30 derniers km. Du beau boulot. En fait, il a fait surtout chaud, allant jusqu'a des 45 degres, a l'ombre...

L'Ethiopie, c'etait difficile. Point. Aucun qualificatif de plus ne pourrait bien demontrer a quel point c'etait difficile. 20 000 m de deniveller. Nous avons monter 3 fois et demi le Kili en 16 jours de velo. Bien sur, nous avons aussi descendu le meme nombre de metres, mais autant du downhill sur de l'asphalte c'est vraiment amusant, autant ce n'est pas le fun quand tu es sur une route en roches. Il a fait chaud, tres chaud, surtout au début et a la fin. La deuxieme journee en Ethiopie n'a pas ete completee par plus de la moitie des riders. 6e journee d'une serie ou il a constament fait plus de 40 degres, avec 4 jours avec le vent dans la face au Soudan, un jour de montees offroad, 108 km, offroad, 1300 metres de montees dans les 30 premiers km (donc une vitesse moyenne de 7-8 km/h en premiere vitesse), une chaleur suffoquante malgré les quelques nuages salvateurs et... des enfants. Tout le monde s'accorde pour dire que cette journee etait trop difficile.

On entendait parler des enfants ethiopiens depuis le debut du voyage. On s'etait fait lancer quelques roches en Egypte, causant un hématome ou deux, mais rien ne peut préparer a ca. Premierement, l'Ethiopie est un des pays les plus densement peuplés d'Afrique, donc il y a du monde partout, vraiment partout. Jamais nous n'avons pris une pause sans etre entourés par des gens dans les deux minutes qui suivent. Et la moitier de la population a moins de 16 ans. Et la maniere de discipliner tout ce beau monde, c'est de leur lancer des roches. Un adulte se penche et ramasse une roche et tout le monde degarpie. Les enfants apprenent sur leur bétail. Et quelques uns d'entre eux ont la desagreable habitude de lancer des roches aux etrangers. Ou de les fouetter. Ou de les voler pendant un coke stop. Ou d'essayer de voler dans leur sacoches pendant qu'ils roulent. Ou de les rouer de coups. Je n'ai pas d'explication. Je comprends et je ne comprends pas en meme temps.

Ceci dit, une roche quand tu descends a 50km/h, aussi petite soit-elle et aussi innocement lancée soit-elle, peut faire enormement de degats. Les hématomes, on ne les compte plus. Les blessures plus serieuses on les compte, mais si ca aurait continuer, on n'aurait plus eu assez de doigts pour le faire. Encore plus sérieux ce sont les enfants qui se garochent devant nous, pour nous faire peur, pour jouer, ou pour nous arreter. Ils ont reussi par deux fois a arreter des gens de notre groupe, malgré ces derniers...

Il y a donc eu de serieuses blessures. Pour ceux qui lisent mon blogue qui connaissent des gens dans le tour, sachez que les gens que je ne nommerai pas ici ont deja averti leurs proches, donc ce n'est probablement pas votre ami/parent/fils/soeur/conjoint...

Une s'est pratiquement s'est fait cassé le pied par une roche. Resultat : juste une grosse douleur.

Un a perdu le controle alors qu'il draftait un camion (se placer en arriere du camion pour profiter de l'aspiration a l'arriere de celui-ci pour aller vite, tres vite) dans la tranche superieure des 60 km/h. Resultat : un short et t-shirt de moins, et de la peau en moins, un peu de sang en moins et une intervention un peu humiliante de Duncan au Riders meeting (c'est illegal de faire du drafting).

Une s'est faite attaquer par un phychopate. Resultat : une cage thoracique qui a l'air de faire mal quand elle rit, beaucoup de peur, et un petit tour au poste de police ou tous les locaux ont ete vraiment concilliants sympatiques. De quoi regagner un peu de sympatie envers les Ethiopiens.

Une a frappé une enfant qui ne regardait pas ou elle allait. Resultat : Un genou et un coude en sang, et une foule de plus en plus nombreuse qui a eu l'effet de foule, soit de deformer l'histoire, de demander reparation pour la petite fille qui etait maintenant morte (elle n'a rien eu...), la police qui ne voulait pas laisser passer la personne, et 10$ pour acheter la paix.

Un a pris une serieuse debarque apres qu'un enfant se soit pitcher devant lui pour l'arreter. Resultat : Inconscience pendant 2-3 minutes, un mal d'epaule pendant une semaine, une bonne comotion cerebrale, et beaucoup de peur chez les gens qui l'on vu par terre, inconscient avec plein de rouge autour de sa tete (sa lumiere flashante accrochee apres son camelback), et une prise de conscience collective que le casque, c'est important, que ca sauve des vies.

Un descendait un downhill, prenait probablement des photos, donc une main sur le guidon, a 60-70 km/h, quand des speed bumps sont apparus. Resultat : Cash majeur, clavicule cassée et 4 a 6 semaines de repos forcé.

Pour ma part, je n'ai rien eu. J'ai du recevoir 2-3 roches, une seule alors que j'allais a une grande vitesse, pas de coups de baton, aucun accident. Je suis tombé une seule fois parce que je pensais a autre chose alors qu'on montait une cote a 7 km/h et je suis tombé sur l'accotement et j'ai rater mon rembarquement sur l'asphalte. Plus de dommage a mon ego que d'autre chose...

Donc voila, je crois que j'ai fait le tour d'un peu tout : Le vent, le off road, la temperature, les enfants, les enfants et les enfants, les blessures. Je vais surement en avoir plus a dire, notamment lorsque la pluie va commencer...

Les vacances

Comme vous le savez tous, Oh lecteurs assidus, nous ne traversons pas le Kenya en velo cette année. La décision fut prise lorsque la situation semblait hors de controle (et bien que les medias n'en parlent plus, je ne suis pas certain que les warlords sont rentrés chez eux quand CNN a quitté le pays...) et ca implique beaucoup trop de chose pour revenir en arriere.

De toute facon, tout les participants se sont organisés de petites vacances pour leurs mollets, moi inclus. La grande majorité des gens se sont dirigés vers Arusha pour faire l'ascension du Kili, ou pour faire un safari, l'autre moitié s'etant dirigé vers Zanzibar pour faire le bacon. Un petit groupe, dont moi, avons opté pour l'Ouganda...

Je suis dans ce magnifique pays luxuriant depuis trois jours, et je dois dire que j'aime bien. Mon expérience se limite a Kampala, qui est étonnement verte, propre, moderne et jolie, et Jinja, une ville a la source du Nil.

J'ai fait du rafting dans ledit Nil, avec des rapides niveau 5 (le plus haut niveau pour le rafting, 6 et 7 etant pour le Kayak) avec quelques amis du TDA. C'etait hautement plaisant (kossé ca c't'expression la?) malgré les quelques blessures subies par l'une de nous...

J'ecris en ce moment de Kampala, d'ou je vais me diriger a partir de demain vers un lac qui est parait-il tres cool. Mais cet arret n'est qu'un transit de luxe vers le Rwanda, ou je planifie me rendre pour faire du trecking dans le parc des volcans. Je vous laisse deviner ce qu'il y a dans ce parc...

Ensuite, je me dirigerai vers Kigali pour voir cette ville qui m'a ete si vantée et pour essayer de faire un devoir de memoire du génocide de 1994. Je ne resterai qu'une ou deux journées, ensuite je devrai me diriger le plus vite possible vers Arusha, Tanzanie, ou mon velo, ma tente et tout le reste devrait m'attendre.

Disons que mon cul ne s'ennuie pas trop de la selle de vélo en ce moment!

La mémoire est une faculté qui oublie

"Tiens ca monte.
Ha bien, ca monte encore.
Apres le tournant ca devrait descendre, ha ben non, ca monte encore.
Je commence a etre tanné de monter.
Le proverbe ne dit pas "tout ce qui monte redescend"?.
Je suis du pour un petit downhill, ca fait 3 heures que je montes.
La, sacrament, si c'est pas la derniere montée, je m'en retourne chez nous.
Criss... que... je... suis... tanné... de... monter.
Putain de merde, comment ca se fait que je ne suis pas capable de rejoindre John. Il marche calisse!
...
Yahooooooooooooooooooooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuu!!!
...
J'ai fait une pointe a 85 km/h, et toi?
C'etait vraiment cool comme journée!!"