mercredi 20 août 2008
La force de l'Allemagne
vendredi 15 août 2008
Ça va dont ben mal sur la rue principale, depuis qu'ils ont construit...
Le chemin entre Lilongwe et Lusaka était des plus inintéressants. Rien à signaler. Tout au plus un campement très agréable mais hors de prix. À titre d'exemple, le propriétaire (complètement ivre) chargeait 4$ pour une bière. Cela représente un profit de près de 1 000%... C'est dans ces moments que les bouteilles de gin que l'on trainait avec nous se révélaient utiles!
mardi 12 août 2008
Un dimanche ensoleillé dans Lilongwe
Le chemin entre Chitimba et Lilongwe a été marqué pour moi par une pénible progression hors de la maladie et de la fatigue qui s'en suit inévitablement. George avait plus à se plaindre, ayant été malade beaucoup plus longtemps que moi. Malgré tout, nous avons passé le plus clair de ces quatre ou cinq jours ensemble à avancer péniblement, avec Veggie qui tentait de prendre soin de nous et qui essayait de nous faire sourire le plus possible...
La pluie ajouta à notre calvaire. Nous attendions la pluie pour le début de la Tanzanie, nous l'avons eu dans le milieu du Malawi. Tous les jours nous avions invariablement quelques heures de pluie rafraichissante (ok, pas mal frette) pour nous tenir compagnie. Par un agréable hasard, je n'ai jamais eu à monter ma tente alors qu'il pleuvait réellement. Parfois des goutlettes, jamais bien plus. Nous avons donc eu de la pluie tous les jours entre Chitimba et Lilongwe. Sauf un!
Le jour où nous sommes arrivés dans Lilongwe fut parfait. Je me sentais de retour en forme et le soleil était au rendez-vous. Comme nous avions une distance relativement courte (131 km) et pas trop de montée (908m, en cumulé), nous avions décidé de tenter de se rendre au camp le plus rapidement possible, et du même coup permettre à Joya de battre Deb (qui sont les deux seules "racers" féminines, et comme Deb se prenait un peu trop au sérieux...). J'ai donc aidé le groupe à couper le vent à Joya et il faut croire que j'ai pris une ou deux oranges de trop au lunch car ils ne m'ont pas attendu. J'ai donc fini la journée avec Mark qui s'était fait distancer lui aussi (il suffit de quelques secondes de retard pour ne plus être en mesure de rejoindre un groupe qui travaille ensemble. En fait, c'est assez facile de perdre un groupe qui avance sérieusement lors de la rotation, si on ne réintègre pas bien la ligne à l'arrière, puisque tout le monde va vite pour cause de moins-de-vent et que la personne qui fait la rotation est fatiguée car elle "tirait" les autres juste avant...).
Lors de notre entrée dans Lilongwe, nous n'avions pas de convoit, donc nous avons du manoeuvrer dans le traffic qui était vraiment très relaxe pour une ville africain. Je dois dire que j'aime bien le "urban riding". Avoir tous ses sens en alerte et devoir composer avec tous les éléments qui arrivent de partout était très excitant, surtout après plusieurs semaines à aller en ligne droite en croisant 5 voitures par jour... les notres de surcoit. Ceux qui sont allés en Afrique me croiront peut-être fou d'avoir zigzaguer à 40km/h entre des voitures dans une ville que je ne connaissais absolument pas. Les chauffeurs africains n'ont pas la meilleure réputation sur Terre.
En fait, je dois me déclarer en complet désaccord avec cette réputation. Non, les chauffeurs africains ne suivent pas les signes de circulation, lorsqu'il y en a. Non, les chauffeurs africains ne respectent pas les codes de la route que nous prenons pour acquis. Mais non, les chauffeurs africains ne font pas plus d'accident que les chauffeurs occidentaux. Actuellement, en un an en Afrique, je n'ai vu aucun accident (si on exclut les deux motos que j'ai vu perdre le contrôle... avec moi comme passager!!).
Justement, le fait que les signes de la circulation ne sont suivis par personne me fait croire qu'ils conduisent mieux qu'ici. Bien sûr, ici tout le monde suit les règles de la circulation, donc quelqu'un qui ne les suit pas causerait un accident après deux coins de rue, s'il est chanceux. Au même titre, quelqu'un qui s'arrêterait à un stop sans qu'il n'y ait de danger (voiture, vélo, piéton ou chèvre dans l'autre voie) causerait un accident instantanément en Afrique. Mais comme personne ne respecte les règles, les gens sont attentifs à ce qui se passe autours d'eux, ils regardent avant de traverser une rue même s'ils ont la priorité, ils utilisent le klaxon en guise de corde vocale et non pas en tant que twé-mon-esti-tu-viens-de-presque-me-couper-facque-je-vais-te-le-faire-savoir-pis-j'espère-que-tu-vas-devenir-sourd. Ils sont préventifs, car s'il y a quelque chose qu'ils ne veulent pas, c'est que ce qui leur a couté 6 ans de salaire (faites le calcul du cout de votre voiture par rapport à votre salaire, je suis sûr que personne n'atteint le 6 pour 1) partent à la scrap. Et le concept d'assurance n'est pas très répandu en Afrique... à mon grand plaisir! Bref on fait attention à ce que l'on possède et comme personne ne s'attend à ce que les autres respectent un code écrit, on agit en conséquence.
Cette paranthèse fermée, je suis arrivé avec Marc au camp où nous allions passer deux nuits. La prermière impression est bonne : le garde de sécurité nous attends avec une boisson fraiche offerte par la maison et la propriétaire vient nous acceuillir individuellement. La deuxième est moins bonne : il n'y a personne en vue. Bien sûr nous avons fait vite, mais pas tant que ça. Troisième impression : "Sorry Ma'am, Where is everybody?" "Half of them is in the bar, the other half is in the pool." "THE POOL? THERE IS A POOL? REALLY? LIKE A SWIMMING POOL?".
C'est fou comment une piscine peut être une merveille quand ça fait trois mois que tu sues à 40 degrés sans vraiment bonne occasion de te rafraichir. C'est aussi fou à quel vitesse tu peux douter de la qualité de l'eau quand tout le monde se lance dans la piscine tout habillé en arrivant au camp...
La scéance de baignade fut suivie d'une productive après-midi. À 14h, j'avais monté ma tente, fait ma lessive, pris une douche, bu une ou deux bières, (fait) réparer mon vélo le tout en profitant du soleil pour tenter de faire disparaitre un peu mes lignes de bronzage de t-shirt de vélo. Il ne restait qu'à aller écrire deux trois e-mails et réparer mes 12 chambres à air et je serais libre pour vraiment relaxer pendant la soirée et le lendemain.
En plus du soleil, du retour de la forme, d'une piscine, d'une efficacité innatendue, nous avions Lilongwe pour faire de cette journée une journée près de la perfection. Lilongwe est le début de ce qui allait être notre retour graduel à la civilisation. Il y avait des petits centres d'achat, des épiceries (what's the favorite grocery store of a pirate? Spaaarrrrrrrrrrr!), des cafés Internet avec des connexions dignes de ce nom, et des restaurants avec de la nourriture occidentale (et des prix occidentaux aussi par contre).
Je garde de Lilongwe un souvenir des plus agréables, de deux journées à la fois productives et relaxantes, d'une ville combinant à merveille modernité et saveur africaine, d'un camps à la fois parfait pour se retirer entre nous et situé à 20 minutes de marche du centre-ville. Définitivement dans mon top 3 des jours de repos!
lundi 11 août 2008
Chitimba beach
Ceci dit, Josh m'aide à finir la journée en me coupant le vent pour les derniers dix kilometres environ. J'arrive au camp, qui est au beau milieu de nulle part, complètement épuisé. Je n'ai pas assez d'énergie pour monter ma tente et ça me prend tout mon petit change pour manger un peu de soupe. La soupe fait du bien, je mange correctement au souper et commence à me sentir assez en forme pour profiter de la soirée qui s'annonce haute en couleur. Un beach party est officiellement organisé! Le dernier party date du début de l'Éthiopie et ça s'était fini tard, sauf pour moi qui avait tant bien que mal essayer de forcer un peu d'alcool à rentrer, ce que mon estomac n'avait vraiment pas apprécié!
Nous sommes en fait dans un petit camp pour "overlanders". Un groupe d'overlander c'est un groupe de personne qui visite l'Afrique (ça existe peut-être ailleurs, mais je n'en ai jamais entendu parler), principalement l'Afrique de l'Est et du Sud, où il y a beaucoup de chose à voir. Les gens sont dans un gros camion pour quelques semaines ou quelques mois et visitent les attractions sur leur parcours (Kili, Safari, Zanzibar, Vic falls, parc nationaux, dunes namibiennes, etc.). Le camion est conçu pour pouvoir voir du paysage avec des grandes fenêtres tout le tour et des sièges confortables. Les gens vivent en tentes et ont un équipement pour la bouffe similaire au nôtre. Nous en croisons depuis Arusha en Tanzanie et cela continuera jusqu'à Cape Town.
Nous sommes donc dans un camp prévu pour acceuillir de tels groupes : une quarataine de personnes à la fois, qui ont leur propre moyen de transport (donc pas obligé d'être dans une ville) avec comme attrait principal un bar bien garni et une cuisine avec nachos, sandwichs diverses et patates frites... Celui-ci en particulier se trouve sur les berges du lac Malawi, le 3e plus gros du continent, selon un quiz que nous avions eu, quelque part au Soudan... C'est donc l'endroit idéal pour un beach party qui se déroulera jusqu'au petites heures.
Mon intention est la même qu'au dernier party : tant pis pour la maladie et pour le manque d'énergie. Malheureusement, mon corps réagit encore plus mal qu'en Etiopie. Résultat : je dors en suant de grosses goutes non pas après avoir été discuter un petit brin avec les plates-bande... Un autre party dont je n'entendrai que les histoires le lendemain (et quelles histoires!!).
Au moins, le lendemain je réussis à relaxer et à profiter un peu de la journée malgré mon état fragile et une météo qui n'est pas sûre d'elle-même. Le bar est quand même intéressant, la plage est belle, la bouffe est bonne quoique insuffisante et plutôt lente à arriver et il y a la plage, la première vrai possibilité de se baigner depuis la mer rouge (qui était très très frette). Dans le Lonely Planet et autres guides de voyages, ils disent que la batérie Bilzayria (ou quelque chose du genre) est présente dans le lac, et que la baignade est à proscrire. Par contre, personne n'a jamais attrapé la maladie dans ce coin de mémoire d'homme et bien que TDA ne donne pas de consignes officielles pour ne pas être tenus responsable si quelque chose arrive, il est su de tous que les membres du staff seront parmi les permiers à se plonger. Le message est assez clair : tous à vos costumes!
Et si je n'étais pas au meilleur de ma forme, je pouvais au moins me consoler en me disant que j'étais moins pire que George qui était malade depuis Arusha et qui, pendant le jour de repos, 14 fois sur le trône!
dimanche 10 août 2008
La prison
George
vendredi 8 août 2008
Retour à la normal, ou comment pédaler 8 heures par jour dans des conditions de merde
Sur les traces du génocide
mercredi 6 août 2008
Le trecking
Le lendemain on vient me chercher (avec un 4x4 plutôt luxueux pour 5$) et on m'amène au parc. Je m'inscris et on me jumele avec un groupe d'un équipage de Brussels Airways qui se sont payés une petite vacances. Nous sommes donc 8, plus un guide et trois militaires (il y avait des rebels et des traficants d'armes dans ce coin qui faisaient des transactions entre l'Ouganda, le Rwanda et le Congo, sour la relative protection de l'épaisse jungle, d'où l'escorte armée), à entreprendre l'ascension d'un des volcans. Nous sommes dans le début de la saison des pluies au Rwanda et il mouillasse chaque matin depuis quelques jours (incluant cette journée), le chemin, qui est loin des autoroutes que constituent les chemins du Kilimanjaro ou du Mont-St-Hilaire par exemple, est étroit, excessivement boueux (par endroit jusqu'à un pied de boue) et très glissant, se transformant parfois en ruisseau d'eau et de boue. Chaque pas représente un effort considérable pour soit trouver un endroit presque sec, soit pour sortir le pied de la boue. Je commence à me rendre compte des bienfaits de faire 130 km de vélo par jour sur le cardio lorsque j'entends tout le monde en arrière de moi respirer comme s'ils venaient de courrir le marathon alors que j'ai l'impression d'être plus challengé mentalement que physiquement.
mardi 5 août 2008
La rencontre avec les Suédois
Le surlendemain, on se dirige, moi et les Suédois, vers la ville de Ruhengeri au Rwanda. C'est à environ 200-300 km, mais ça nous prendra 5-6 heures en tout, ayant à se rendre à la rive en bateau, à prendre un taxi vers la ville la plus près, à dealer un taxi jusqu'à la frontière où nous empruntons un autobus qui nous amène finalement à Ruhengeri. En chemin, nous croisons un cycliste solitaire et j'ai falli faire arrêté le taxi pour donner une des fameuses PVM bar qui trainait dans mon sac. Ce n'était ni le premier ni le dernier cycliste solitaire que j'allais croisé durant le voyage, mais se promener seul, avec tous ses bagages sur le vélo, dans les collines de l'Ouganda me fait sentir cheap d'avoir trouvé les montagnes éthiopiennes difficiles, malgré tout le support que nous avions...
lundi 4 août 2008
La source du Nil
Bonjour,
Au début du mois de mars, je me suis donc envolé pour mes deux semaines de vacances forcées, instabilité politique au Kenya oblige, direction Ouganda et Rwanda. À peine attéri dans l'aéroport d'Entebbe, je sais déjà que je vais aimer l'Ouganda. L'aéroport est un petit aéroport bien sympatique (où, j'ai appris plus tard, il y a encore sur la piste un avion qui avait été détourné dans les années 80 et qui a été pris d'assault par les forces spéciales israélienne...) où on voit sur la route qui borde la cloture de l'aéroport des motos et des charrettes qui se promènent au pied de butes verdoyantes.
Moi, Joya, Josh, Ashley et Nathalia se dirigeons vers un hôtel à Kampala où un se trouve une auberge de jeunesse miteux à souhait. Je suis content, parce que j'avais peur que mes compagnons de voyage ne veulent rien savoir de ce genre d'auberge et que je sois obligé de dépasser mon budget pour les suivre. Après un petit tour dans le centre-ville et quelques appels téléphoniques, on parvient à s'organiser notre journée du lendemain que l'on passera à Jinja.
Dans la rapide, il y a un minimum d'eau, moins d'un pied. Joya et le Suédois se sont retrouvés en dessous du raft pendant leur chute coincé en le raft et les rochers. Le Suédois a une bosse énorme sur le pied, nous faisant penser que c'est cassé, mais il n'a pas de douleur. De toute façon, Joya vole le show. Elle s'est cognée la tête (elle portait un casque), a de belles grosses scratchs sur le coude et le côté du ventre, en dessous des côtes et d'autres scratchs mineurs. Elle s'est évanouie à cause d'une trop grande dose d'adrénaline et non du choc sur la tête, donc n'a pas de commotion cérébale ou de séquelle, outre un peur assez intense du rafting! Elle a tout de même rembarqué pour la dernière petite rapide de niveau 2 qui nous menait jusqu'au transport (elle aurait pu prendre un petit chemin à pied). Nous avons tout de même passer une soirée très amusante avec Nat qui s'improvise coiffeuse pour Josh, moi qui s'improvise cordonnier pour Nat et Ash qui s'amourache d'un étudiant en médecine qui fait un stage en Tanzanie.