lundi 11 août 2008

Chitimba beach

Le lendemain de la traversée de la frontière, nous nous dirigeons vers notre jour de repos, à Chitimba beach. Je suis content parce que j'aimerais aller sur internet pour régler des trucs pour mes inscriptions à l'Université et une vrai journée de repos n'est jamais de refus. D'ailleurs je ne suis pas au meilleur de ma forme, trainant à l'arrière du groupe, principalement lors des montées. J'ai déjà été dans un état similaire en Ethiopie, après le jour de repos à Gondor où j'avais été malade, juste après le jour que je considère le plus difficile du Tour. Je me sens autant vidé de toute mon énergie que cette journée, mais je n'ai pas été malade depuis un bon bout, et je n'ai pas de raison de l'être là. Mais bon, le corps humain ne réagit pas toujours comme on s'y attends, surtout dans des conditions comme celles que l'on vivait là-bas.

Ceci dit, Josh m'aide à finir la journée en me coupant le vent pour les derniers dix kilometres environ. J'arrive au camp, qui est au beau milieu de nulle part, complètement épuisé. Je n'ai pas assez d'énergie pour monter ma tente et ça me prend tout mon petit change pour manger un peu de soupe. La soupe fait du bien, je mange correctement au souper et commence à me sentir assez en forme pour profiter de la soirée qui s'annonce haute en couleur. Un beach party est officiellement organisé! Le dernier party date du début de l'Éthiopie et ça s'était fini tard, sauf pour moi qui avait tant bien que mal essayer de forcer un peu d'alcool à rentrer, ce que mon estomac n'avait vraiment pas apprécié!

Nous sommes en fait dans un petit camp pour "overlanders". Un groupe d'overlander c'est un groupe de personne qui visite l'Afrique (ça existe peut-être ailleurs, mais je n'en ai jamais entendu parler), principalement l'Afrique de l'Est et du Sud, où il y a beaucoup de chose à voir. Les gens sont dans un gros camion pour quelques semaines ou quelques mois et visitent les attractions sur leur parcours (Kili, Safari, Zanzibar, Vic falls, parc nationaux, dunes namibiennes, etc.). Le camion est conçu pour pouvoir voir du paysage avec des grandes fenêtres tout le tour et des sièges confortables. Les gens vivent en tentes et ont un équipement pour la bouffe similaire au nôtre. Nous en croisons depuis Arusha en Tanzanie et cela continuera jusqu'à Cape Town.

Nous sommes donc dans un camp prévu pour acceuillir de tels groupes : une quarataine de personnes à la fois, qui ont leur propre moyen de transport (donc pas obligé d'être dans une ville) avec comme attrait principal un bar bien garni et une cuisine avec nachos, sandwichs diverses et patates frites... Celui-ci en particulier se trouve sur les berges du lac Malawi, le 3e plus gros du continent, selon un quiz que nous avions eu, quelque part au Soudan... C'est donc l'endroit idéal pour un beach party qui se déroulera jusqu'au petites heures.

Mon intention est la même qu'au dernier party : tant pis pour la maladie et pour le manque d'énergie. Malheureusement, mon corps réagit encore plus mal qu'en Etiopie. Résultat : je dors en suant de grosses goutes non pas après avoir été discuter un petit brin avec les plates-bande... Un autre party dont je n'entendrai que les histoires le lendemain (et quelles histoires!!).

Au moins, le lendemain je réussis à relaxer et à profiter un peu de la journée malgré mon état fragile et une météo qui n'est pas sûre d'elle-même. Le bar est quand même intéressant, la plage est belle, la bouffe est bonne quoique insuffisante et plutôt lente à arriver et il y a la plage, la première vrai possibilité de se baigner depuis la mer rouge (qui était très très frette). Dans le Lonely Planet et autres guides de voyages, ils disent que la batérie Bilzayria (ou quelque chose du genre) est présente dans le lac, et que la baignade est à proscrire. Par contre, personne n'a jamais attrapé la maladie dans ce coin de mémoire d'homme et bien que TDA ne donne pas de consignes officielles pour ne pas être tenus responsable si quelque chose arrive, il est su de tous que les membres du staff seront parmi les permiers à se plonger. Le message est assez clair : tous à vos costumes!

Et si je n'étais pas au meilleur de ma forme, je pouvais au moins me consoler en me disant que j'étais moins pire que George qui était malade depuis Arusha et qui, pendant le jour de repos, 14 fois sur le trône!

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